Prendre soin des autres

Le Transport au Cerveau

 

 cerveau.jpgcerveau2.jpgSi le transport se fait sans fièvre, il s’agit d’une aliènation .S’il s’accompagne de fièvre, alors il indique que la maladie s’est transportée au cerveau . Le délire fébrile est toujours signe d’une certaine gravité .

Si le délire ne se borne pas à quelques divagations, mais qu’il s’accompagne de gestes désordonnés, de mouvements violents, il faut mettre le lit au milieu de la pièce, afin que le malade ne se frappe pas contre les murs . On l’attachera au besoin, avec un drap passant sur sa poitrine et fixé de chaque côté du lit . On mettra un autre drap au devant des cuisses de la même manière et un autre encore, en cravate celui-là, pour relier les deux . Il faudra aussi fixer les poignets et les cous de pied par des liens solides .

Mais il ne faudra pas abandonner le malade un seul instant, quand bien même il se calmerait, parceque dans le délire, la « lumière » attire les malades . Ils cherchent les fenêtres pour y saisir les objets qu’ils croient y voir et se jettent ainsi par les croisées .Il faut aussi, si possible, ne pas rester seul parceque dans ces moments, les malades acquièrent une force prodigieuse et blessent facilement ceux qui veulent les contenir .

Dans le délire fébrile, faîtes garder au malade la tête froide et les pieds chauds, la gravité dépend du degré de congestion du cerveau .

Maintenez le malade à la diète . Mais si les divagations surviennent encore après un certain nombre de jours de diète complète, on est fondé à attribuer ce délire à l’ »inanition » . Il faut alors réalimenter le malade, doucement avec du bouillon, du lait et de l’eau vineuse .Si le délire diminue c’est que le malade a besoin d’être sustenté encore davantage, alors soutenez le dans cet effort .

Mais méfiez-vous de la folie furieuse qui atteint souvent les gros buveurs d’alcool et qui passe faussement pour un transport au cerveau .

20 mars, 2007 à 9:41


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