Prendre soin des autres

La nécrophilie ou profanation des cadavres

On touche au degré le plus élevé de toutes les déviations de l’appétit vénérien . Et parfois cette étrange abérration semble cohabiter avec la plus saine raison . Il s’agit pourtant de folie partielle .

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Autrefois appelés lycantropes, vampires, les malheureux nécrophiles étaient la terreur des populations . La violence de leurs passions, la dépravation de leur imagination montrent sans conteste que ces individus ont des besoins vénériens excessifs . Et une étude approfondie de ces cas met parfois en relief une hérédité implacable qui pèsent sur eux et qui apportent une explication à ces impulsions morbides dont ils sont victimes . Mais l’on doit admettre aussi que ce n’est pas toujours que l’on trouve des raisons à de tels comportements .En voici quelques exemples :

En 1878, un médecin rapporte que, se rendant chez une vieille qui la veille était mourante, surprit et chassa un moine quêteur accomplissant l’acte du coït sur le corps sans vie de la malheureuse .

Une jeune fille de 16 ans venait de mourir . En pleine nuit on entendit des bruits dans sa chambre . On accourut aussitôt et on aperçut un homme sans pantalon, qui partait en courant . On crut à un voleur , mais son habillement et certains signes dirigèrent les recherches d’un autre côté . On constata aussi que la jeune fille avait été défleurée et plusieurs fois polluée . L’individu fut rattrapé . Il répondit confusément aux questions qu’on lui posa . Il s’agissait d’un jeune homme aisé et de bonne éducation . L’enquête révéla qu’il n’en était pas à son coup d’essai . Il avoua s’être glissé plusieurs fois dans le lit de jeunes femmes mortes pour se livrer à sa détestable passion . Il fut condamné à la prison à perpétuité . On sut plus tard qu’il s’était rendu coupable de ces mêmes exactions sur son codétenu mort .

On se rappelle l’exemple du sergent Bertrand, auteur de profanation et de viols de cadavre . Pieux séminariste dans sa jeunesse, il embrassa ensuite une carrière militaire . En 1846, il déterra un cadavre dans le cimetière de Bléré en Indre et Loire et le frappa avec fureur .tombe.jpg

Le 6 Aout 1848, il fut surpris dans un autre cimetière, celui d’Ivry sur Seine, en train de déterrer une jeune fille, inhumée la veille et de lui ouvrir le ventre et l’estomac . Il avoua s’être adonné à de multiples exhumations de femmes et d’avoir pratiqué sur elles des incisions au cou, au thorax et au ventre et même d’avoir désarticulé les membres .cadavre.jpg

Et chaque fois, il reconnait éprouver de l’ardeur vénérienne et chercher insatiablement la volupté dans la putréfaction . Il avoua avoir pratiqué le coït sur tous ces cadavres .

Ce Bertrand, intelligent et raisonné, homme d’arme cultivé, ne peut être considéré autrement qu’un aliéné, au risque sinon de dégrader et de calomnier la raison humaine . Forcément il est anormal quelque part, dira-t-on à son procès .

 

Les médecins le déclarèrent atteint de monomanie érotique et de manie destructive , comme Gilles de Retz, maréchal de France, présantant les mêmes perversions diaboliques, ainsi que le célèbre marquis de Sade .

Copain de Jeanne d’Arc, Gilles de Retz , brave chevalier, bouta avec elle les anglais hors de France . Lorsqu’il chevauchait en sa compagnie, les soldats disaient : « c’est le diable qui chevauche à côté de la sainte Vierge ». Il se retira après la guerre dans son domaine de Machecoul et se livra durant 14 années à des orgies abominables au cours desquelles il massacra plus de 800 enfants . Lors de son jugement, le très sage président du tribunal Pierre de l’Hospital lui demanda : « Qui vous a induit à ce faire, assurément l’esprit du mal? » « Je ne sais, répondit Gilles de Retz, j’ai de moi-même, sans conseil d’autrui, pris ces imaginations, agissant par plaisance et luxure et y ait trouvé incimparable jouissance .

Le Marquis de Sade a crée sa fameuse théorie du plaisir sanglant . Il attitait des femmes chez lui qu’il mutilait en leur lacérant les seins . Enfermé à Charenton , il chercha à convertir ses codétenus à ses doctrines .
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Bertrand déclara avoir exhumé pas moins de 100 cadavres de femmes, sur lesquelles on a très souvent constaté l’écartement des cuisses . De toute évidence, c’est la lubricité, la monomanie érotique qui précède donc ou alimente la monomanie destructive . C’est la recherche du plaisir vénérien à profaner et mutiler les cadavres .

Le cas d’André Bichel est encore plus spectaculaire et dépasse la simple explosion de fureur érotique : après avoir violé les jeunes filles, il les assassinait et les coupait en morceaux . Au tribunal, il déclara : « je lui ouvris la poitrine, et avec un couteau, fendis les parties molles; puis j’ai débité son corps avec une hache et durant ce temps, je ressentis un violent désir de manger un lambeau de chair « .

On pourrait continuer à rapporter d’autres exemples de ces aberrations . De toute évidence, on comprend que l’instinct sexuel ne parvient pas à obtenir satisfaction par le coït, et le désir se transforme alors en fureur, meurtre, férocité, anthropophagie qui se poursuivent même après la mort de la victime .

 

24 août, 2007 à 13:49


Un commentaire pour “La nécrophilie ou profanation des cadavres”


  1. courtier écrit:

    sensationnelle post, merci beaucoup.
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