Prendre soin des autres

L’inconscient lacanien

La conscience réfléchie n’est qu’une bulle vide dans le champagne de l’inconscient . Cette image est tout à fait parlante … L’inconscient ne peut pas avoir d’avenir dans la conscience réfléchie, car on ne répare pas le chaos, on ne l’ordonne pas et on ne le supprime pas . La contradiction, dans l’être humain, reste encore ce qu’il a de plus fécond en lui . C’est évidemment le discours inconscient qui est riche et non celui conscient . Donc à chacun son Lacan et à chacun ses Lacunes .freudillusion.jpg

Tenter de dissocier l’obscur de la lumière , c’est tomber dans l’errance, dans l’insolence et la démesure . L’obscur et la lumière ne se distinguent pas justement . C’est comme ça dans l’inconscient . Si vous tentez de les séparer, vous vous placez dans l’imaginaire, dans le symbolique . Mais l’obscur est un peu la lumière et la lumière n’est pas autre chose que de l’obscur . C’est cela la parole de l’inconscient . Elle est fondée sur le contradictoire . Sans cette contradiction, il n’y aurait point de discours inconscient .

Si vous croyez distinguer quelque chose dans votre inconscient, si vous croyez que vous vous connaissez, vous êtes perdu ! C’est un narcissisme de mort ! Le « Connais-toi toi-même » serait un peu absurde… car si tu te cherches, si tu t’analyses, tu comprendras vite que la seule trouvaille, le seul trou qui vaille, c’est que tu n’es pas, dans le réel, tu n’es personne !divan.gif

C’est impossible, c’est contradictoire? Et pourtant, tu ne penses pas, tu n’es pas et c’est simplement par l’effet de parole de ce genre de contradiction que tu peux te hisser hors de la souffrance intolérable de l’inconscient !

L’inconscient est ce savant mélange de jour et de nuit, de guerre et de paix, de satiété et de faim que chacun a pu parfumer suivant ses goûts . C’est un vrai tremblement de terre, une émergence insolite, c’est ce réel qui remue sous la trame des choses .

Ceux qui croient distinguer le jour de la nuit, Héraclite les appelait les « Azunetos », c’est à dire les « bornés et abrutis » avec cet « a » privatif qui veut dire : les « retranchés de la parole », de cette parole contradictoire mais tellement féconde de l’inconscient .

Aller à la rencontre de l’inconscient, ce n’est pas une psychothérapie, ce n’est paspsycerveau.gif un acte médical, il n’est question ni de soin, ni de guérison et encore moins d’aide ! C’est une initiation philosophique proche du Zen, une manière d’aborder ses problèmes et la réalité . Il s’agit de dénouer par la parole, ce qui s’est noué par la parole …

 

L’inconscient n’existe que chez l’être parlant, il suppose le langage . L’inconscient, « ça » parle . Il est structuré comme un langage, on peut y trouver le sens et la jouis-sens .
 

 

 

22 novembre, 2007 à 12:07


8 Commentaires pour “L’inconscient lacanien”


  1. Sonja écrit:

    Et lorsqu’on est arrivé au stade de l’apathie, comment en sortir ? Lorsque l’inconscient ne parle plus ?

  2. ver00 écrit:

    Est ce bien les paroles de Lacan ?

    Je suis d’accord sur le fait que l’inconscient est un vrac du tout possible, dans lequel l’être se perd plus facilement, qu’il ne se trouve. Oui, il n’est pas dans le réel, mais dans le devenir. La pensée devient un choix en fonction d’un but de vie ,elle n’est plus ni fausse, ni vrai, ni bonne, ni mauvaise.Oser l’explorer, peut faire espérer non seulement une psychothérapie mais encore une restructuration de l’être.

  3. Wolfgang écrit:

    Ton blog est interressant, certes, mais à travers ton discours, on peut constater une certaine « peur » de la neurologie. Comme si finalement, le fait de reconnaître que certains handicaps (les hallucinations, les psychoses, certains déficits intellectuels également) étaient liés à des dysfonctionnements du cerveau et que les malades n’y étaient pour rien, était quelque chose d’insultant, de rabaissant pour les malades. Avec le postulat selon lequel, en faisant ce constat là, celà ne pourrait que condamner le malade au silence et à l’exclusion. Pourtant, les découvertes modernes en biologie ont eu un avantage : déculpabiliser les malades, en prouvant que ce n’étaient pas leurs opinions, leur vision du monde ou leur orientation politique ou philosophique (par exemple) qui était à l’origine de leur maladie.
    L’approche psychologique, « philosophique » peut paraître plus humaine à première vue. Pourtant elle a aussi ses effets pervers. Elle sous-entend que finalement, si quelqu’un est « fou », c’est un peu de sa faute, que c’est sa philosophie, ses opinions, ou ses qualités d’âme qui l’ont rendu comme ça. Et qu’il ne pourra sortir de cette « folie » qu’en renonçant à sa personnalité propre, en renonçant à sa vision du monde, à ses points de vue, ses opinions, en adoptant une philosophie politiquement correcte, et, finalement, en se faisant humble, en devenant ce que la société veut qu’il soit. L’approche philosophique est condescendante, elle fait presque penser à du néocolonialisme en quelque sorte, parce qu’elle sous-entend que les « fous » ont une dette à payer vis-à-vis des « normaux », comme un criminel qui aurait une dette à payer à la société, finalement.
    Certains vont même jusqu’à faire l’amalgame entre les psychoses, et les perversions (comme celle dont était atteint Hitler par exemple). Et en se basant sur cette approche, on admet le fait que finalement, les maladies psychiatriques ne sont pas vraiment des maladies, encore moins des handicaps (comme pourraient l’être la trisomie 21 ou l’autisme par exemple), mais qu’elles sont des vices, des défauts de l’âme.
    Et c’est là que l’approche philosophique, qui au départ se voulait plus « humaniste » que l’approche « bio », en arrive à diaboliser le psychotique, à le faire passer pour ce qu’il n’est pas. Comme le patient n’est plus assimilé à un malade, mais à un individu vicieux ou pervers, celà justifie qu’on se montre très dur avec lui, qu’on ne le traite plus comme un être humain, qu’on l’humilie, qu’on lui ordonne de fermer sa gueule. Le psychotique devient un individu de seconde zone : on doit se défendre contre la violence du psychotique, mais quand un psychotique est victime d’une agression, sa parole ne compte pas, parce que ce ne sont que les discours d’un « fou ». Et au final, on en arrive à déshumaniser les malades, à prétendre que si quelqu’un est atteint d’une psychose, ce n’est plus un être humain. Et même quand le malade n’a commis aucun crime, on émet le postulat selon lequel il porterait le vice au fond de lui, dans « son inconscient ».
    De toute façon, la philosophie n’est pas une science exacte. C’est, très souvent, un instrument de maintien de l’ordre établi. Et dans le domaine purement scientifique, le tout-psychologique tout comme le tout-neurologique sont des excès. Il faut admettre que dans les troubles dont peut souffrir un malade, il y a des choses dont il n’est pas responsable, qui sont liées au fonctionnement de son organisme (et de son cerveau), et d’autres facteurs « psychologiques » sur lesquels il peut travailler, mais ne pas voir tout en blanc ou en noir.

  4. Wolfgang écrit:

    Excuse moi sineurbe, j’ai posté mon post au mauvais endroit… ^^

  5. horus pocus écrit:

    je suis un enfant indigo.
    je possède en moi toutes les maladies reconnues ou pas encore.
    j’ai réussi à me soigné grace à dieu et a ses archanges.
    dieu est une énergie infini.
    prier mes frères et soeurs et sachez demandé aux force ce dont vous aveez effectivement besoin et pas plus.
    sahez reconnaitre le vrai du faux.
    l’argent n’esst qu’un moyen d’échange
    si vous voulez allez sur lulu .com et tapez horus pocus vous y trouveraimes 2 receuils qui sont en ligne a télécharger gratuitement pour l’instant profitez en.
    j’ai eu des révélations de l’au-delà.
    mon destin est tracé et je le suis en sachant discerner le bien du mal malgré que ‘l’on est besoin des 2.
    la vérité n’existepas.
    il faut replonger dans l’histoire au temps des pharaons.
    bonne lecture et à bientôt mes amis de toujours.
    conjuguons notre futur à présent en puisant dans le passé pour devenir plus que parfait

  6. maelle écrit:

    bonjour je suis sujet au trou noir j’en fait surtout quand je chercher a parler de mes problème. on m’ a dit que j’ai subit trop de traumatismes violents.et que c’était une rection de secours pour soulager mon conscient.
    Je voudrai savoir dans les années a venir ou selle ou je serrai veille;une maladie pourrai me laisser dans un trou noir? Et comment la retarder?

  7. ver00 écrit:

    Bonsoir Wolfgang ,

    Je ne lis que maintenant votre commentaire …

    Je ne parle pas de faute ou de culpabilité ,j’explique à ma façon l’inexplicable ; je comble les vides de l’inconscient avec mon imagination, avec tout mon respect je trouve que c’est une solution de fortune et qu’il en faudrait beaucoup d’autres pour un jour , espérer résoudre l’énigme de l’inconscient . Effectivement , ma voie royale est celle de la psychologie,je pense qu’elle influe davantage sur la chimie que le contraire mais ce n’est que mon avis .

    Merci pour votre attention .

  8. ver00 écrit:

    pfff dsl, j’ai cru que le commentaire m’était adressé !!!


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