Prendre soin des autres

La Folie du Doute

L’espèce humaine est naturellement tourmentée . La folie du doute dont nous allons parler, en est une belle illustration
C’est une bien curieuse forme d’aliénation mentale . On la rencontre peu à l’hôpital, mais surtout dans les établissements privés . Ces patients doutent de tout, même de leur existence et ne peuvent s’arrêter à aucune conviction formelle .ledoute.jpeg

Parfois, en plus de cet état, ils développent une réelle crainte du contact des objets extérieurs . Le fond de cette aliénation partielle, c’est cette disposition de l’intelligence à revenir sans cesse sur les mêmes idées ou les mêmes actes, à éprouver le besoin de répéter les mêmes mouvements ou d’accomplir les mêmes actions sans parvenir à s’apaiser, à se satisfaire, à se convaincre . Ces patients souffrent de véritables « impulsions intellectuelles » dont voici un exemple :

Jeune homme de 28 ans, intelligent et bien développé, sans vice héréditaire connu . Employé de banque modèle . Tout à coup, un beau jour, il vit se produire un changement étrange dans l’apparence des objets : ils ne lui semblaient plus être les mêmes, manquaient de relief, de réalité . Il nous livra alors ses impressions :

« J’éprouvais, sans douleur aucune, un changement dans la façon de voir.

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Tout me paraissait drôle, étrange . Tout en conservant formes et couleurs, les objets extérieurs étaient différents . Je ne pus en parler à personne et ne fis rien . Quelques temps après, je me sentis alors diminuer, disparaître . Il ne restait plus de moi que le corps vide . Et depuis ce jour, ma personnalité s’est évaporée complètement . Tout est devenu étrange autour de moi et je ne puis plus me rendre compte de ce que l’on appelle exitence et réalité . Je doute de tout ce qui m’entoure et ne sais plus qui je suis . Il me semble que j’existe mais en dehors de la vie réelle et malgré moi et pourtant rien n’est encore venu me donner la mort! Je préférerais ne plus y voir du tout, me cacher . Malgré ce mal qui me met la tête à l’envers, quelque chose me pousse à continuer quand même comme avant, mais je n’ai aucune certitude d’agir réellement . Tout chez moi est mécanique et se fait inconsciemment . Mes oreilles entendent bien mais me semblent bouchées . J’entends ce que l’on me dit, et je réponds bien et juste mais je n’y suis pour rien . Je continue mon travail mais je suis obligé de me répéter sans cesse : « je suis au travail, je fais ceci, je fais cela »sans être sur que cela soit vrai . Je ne suis plus moi-même, je ne parviens pas à être sur d’exister réellement et cet état mental est atroce, je crois devenir fou !

Cet homme a perdu le sens de la réalité . Il se compare à un sac vide . Il n’y a rien au dedans de lui, il est une enveloppe avec une apparence extérieure mais vide à l’intérieur. Il pense être devenu une chose et ne croit plus à la réalité des autres qui sont aussi, selon lui, devenus des choses .Il doute de ce qu’il voit et quand il touche, il a l’impression de traverser un fantôme qui s’évanouit aussitôt . Même le contact de l’objet ne peut le convaincre de son existence . Le monde pour lui est devenu une sorte de mirage . Il boit, il mange, mais la nourriture n’est qu’une ombre qui descend dans l’ombre de son estomac . Et pourtant, il a une parfaite conscience de l’absurdité de ses idées, mais ne peut les vaincre .

La folie du doute, comme on le voit, entraîne les malades vers les pires tourments . Et elle peut se présenter sous une infinie diversité :

Certains patients sont plus métaphysiques et s’interrogent maladivement en permanence sur les grands problèmesdieu.jpg philosophiques, sur Dieu, et pourquoi il tolère tant de souffrances sur terre, sur l’Univers, la fin du monde, l’immortalité . D’autres sont plus réalistes et se demandent pourquoi ils sont pas aussi grands que les maisons, pourquoi leur poele est contre un mur au lieu d’être au milieu de la pièce, pourquoi il n’y a qu’une lune… Il y a aussi les scrupuleux qui s’adressent sans cesse des reproches et craignent toujours de n’avoir pas suivi les bonnes consignes ou de n’avoir pas dit l’exacte vérité . Il y a encore les timorés, hantés par l’idée d’être compromis dans des affaires louches et prenant milles précautions . Il y a enfin les compteurs, ceux qui comptent sans cesse dans leur tête ou à haute voix tout et n’importe quoi : le nombre de carreaux au sol, le nombre de poteaux le long de la route, etc…compteurs.jpg

 

Dans les causes de cette maladie, on retient la puberté qui est souvent le moment de son éclosion . L’hérédité a un rôle manifeste bien sûr et les excès vénériens, l’onanisme aussi . Les épuisements intellectuels, le surmenage des études, les fatigues et les états dépressifs doivent aussi être retenus . On a vu se déclarer la maladie après des convalescences difficiles, dans l’état puerpéral, et après des émotions vives et des frayeurs subites .

Le traitement est limité . Quelques toniques et des ferrugineux pour combattre l’ anémie qui est souvent incriminée . Dans le cas d’un état congestif on utilise les révulsifs et les drastiques avec pourquoi pas une application de sangsues .

Mais il faut surtout un bon traitement moral . Non pas chercher à raisonner les malades mais les détourner de ces idées fixes qui les tyrannisent, par des distractions, de la gymnastique, des sorties…et beaucoup de compréhension . L’isolement et la séquestration sont surtout utiles lorsque l’entourage et les habitudes de vie du malade semblent avoir largement participés à l’explosion des troubles psychologiques .

4 août, 2007 à 15:44 | Commentaires (3) | Permalien


La Maladie de la Persécution

C’est la conviction délirante d’être l’objet de la malveillance d’autrui . Parfois, le ou les persécuteurs sont des êtres magiques, imaginaires ou même une sorte d’association secrète .francmacon.jpg

On retrouve des idées de persécution dans de nombreuses maladies mentales, mais la maladie de la persécution est quelques fois une pathologie à part entière, une vésanie qui, à la longue, se termine par une cristallisation des thèmes délirants, qui restent fixes . Le malade est définitivement persuadé de subir la perversion des autres et il construit alors un système de défense complet et inattaquable .

Certains malades de ce type agrémentent leur évolution d’une période que l’on dit « ambitieuse ». En voici un exemple très évocateur :

Mme B. , environ 35 ans, est une personne un peu solitaire, abandonnée par sa famille et ses amies . Elle se rend un jour auprès du commissaire de police pour réclamer cette fortune qu’on lui a dérobée tantôt et pour se plaindre de ses persécuteurs . A ce moment-là, comme elle présentait des hallucinations de l’ouïe et du goût, elle a donc été internée. On l’insultait sans cesse,insultes.jpg

avec des paroles ordurières et on jetait des saletés dans sa nourriture . Si elle n’avait été qu’une femme ordinaire, elle aurait péri, mais, grand personnage, elle était bien trop forte pour que les poisons agissent sur elle. Elle a pu ainsi résister à toutes ces incroyables mauvaises odeurs qu’on lui envoyait, par des tuyaux cachés dans l’épaisseur des murs, et qui lançaient des émanations toxiques .tuyaux.jpg

Elle dit qu’on l’agresse, qu’on la brutalise, qu’on l’empêche de dormir . Elle fait allusion à des personnages dont elle a du repousser les approches pendant la nuit, montrant ainsi une sensibilité génitale troublée . Mais il est à noter qu’au milieu de tout ce fatras d’impressions sensorielles perturbées, elle ne présente aucune hallucination visuelle . Jamais elle ne voit ses conspirateurs, ils restent cachés dans les ténèbres . « Je n’ai point de visions visibles » dit-elle avec cette faculté propres aux aliénés de créer de beaux néologismes . Ses hallucinations sont surtout psychiques : on espionne sa pensée . Car on sait bien qu’elle est une Reine et on veut l’empêcher de régner . C’est ce qui domine chez elle : sa mégalomanie . Dans toutes ses conversations, ses idées ambitieuses apparaissent: elle est reine et ne veut point être une subordonnée .reine.jpg

Elle ne reconnait que Dieu, et encore, elle pourrait en faire ce qu’elle en voudrait . « Je suis moi seule », dit-elle .

Depuis le jour où elle est venue se plaindre de sa fortune dérobée, son délire s’est enrichi . Elle est sans cesse en agitation, toujours animée contre ses persécuteurs, elle ne décolère pas . Complètement folle et pourtant, sa parole reste nette, bien articulée . Elle n’a point de conceptions niaises et aucune défaillance . Elle ne se contredit jamais . Son intelligence est parfaitement conservée !

C’est une vraie ambitieuse et une vraie persécutée . Elle incrimine tout le monde et ne parvient jamais à désigner de vrais persécuteurs .

Cet exemple nous permet de mieux comprendre cette pathologie : quand on retrouve des conceptions ambitieuses délirantes, inévitablement, elles versent à un moment donné vers la persécution . L’idée de l’injustice prédomine, hante le cerveau du persécuté: on cherche à lui nuire, à voler sa fortune, à lui faire des procès injustes .

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C’est un jamais content, jamais satisfait, jamais tranquille, jamais résigné. Il se bat sans cesse et le chagrin partage sa vie .

Le persécuté a cette manie : il écrit , noircit du papier, note tout, écrit aux politiques, au pape, aux Présidents, aux avocats, etc… Il a la « manie des petits papiers » . On en trouve partout chez lui .

Mais est-ce que les persécutés sont tous appelés à devenir ambitieux ? Rien est moins sûr . Il y a 4 phases, en général dans ce type de délire chronique qu’est la maladie de la persécution: la période d’invasion où les premiers éléments délirants apparaissent, souvent lors d’une bouffée délirante, la période de persécution, la période d’ambition et enfin la période de démence . Mais ces 4 stades n’existent pas toujours tous et ne se suivent pas non plus forcément dans cet ordre là .

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Certains persécutés passent 5, 10 ou même 15 ans sans avoir eu la chance d’entamer une phase ambitieuse et tombent ensuite dans la démence .

Je remercie Benjamin Ball pour sa contribution à la rédaction de cet article .

3 août, 2007 à 14:47 | Commentaires (7) | Permalien


L’Anasarque

Il est à classer dans les hydropisies . C’est un gonflement parfois considérable dû à un épanchement de liquide séreux . L’anasarque est un oedème général sous-cutané . Il peut être lié à une maladie ou exister seul . Aucun signe précurseur ne l’annonce . La partie atteinte s’étend, s’enfle et se travaille et prend de la grosseur . La peau palit, vire au blanc mat . Ce gonflement oedémateux s’accompagne souvent d’un empâtement moelleux des tissus très caractéristique : la pression du doigt y laisse une trace profonde qui ne s’éfface qu’avec lenteur, c’est le fameux « signe du godet » .

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On a vu parfois les paupières, le scrotum, le prépuce, les grandes lèvres prendre un volume énorme .(Ci contre, un patient souffrant d’un anasarque considérable des bourses)
La sérosité s’accumule dans les parties du corps les plus déclives . Et il arrive même que le corps tout entier s’enfle comme une baudruche au point d’en faire disparaître les formes . Il n’y a point de douleur, les malades ressentent un gêne à se mouvoir et une tension généralisée . Au fur et à mesure que l’oedème s’amplifie, la peau se distend, perd son élasticité, devient luisante, lisse et transparente et elle s’affine, prête à craquer . La sensibilité tactile s’obscurcit et d’énormes démangeaisons surviennent risquant d’entraîner un érysipèle et la gangrène . Rien,en effet, ne peut empêcher les malades de se gratter, si ce n’est de leur attacher les mains .

L’anasarque essentiel n’a pas vraiment de cause . Il débute brusquement et disparait souvent graduellement assez vite avec un bon traitement. On incrimine les règles ou leur absence, une ingestion immodérée de boissons glacées qui morfondent, un refroidissement trop brusque après une suée, une mauvaise alimentation, la débilité qui suit de longues maladies . Parfois l’anasarque existe chez les femmes enceintes sans qu’il n’y ait par ailleurs d’albumine dans les urines . On note aussi souvent sa présence au décours de quelques maladies mentales, ou à la suite de chocs psychologiques, d’émotions fortes ou de frayeurs.

Lié à une lésion organique incurable comme la dégénérecscence des reins ou les affections cardiaques, l’anasarque peut parfois disparaitre en partie, mais c’est pour revenir ensuite et faire alors de grands progrès . Ceci dit, le siège des oedèmes est souvent symptomatique : borné à un seul membre, il indique un obstacle dans la circulation veineuse de cet endroit . Situé dans la partie supérieure du tronc, il signe une occlusion de la veine cave . L’anasarque qui commence aux jambes et remonte ensuite lentement traduit une lésion du coeur . Celui qui débute par une boursoufflure de la face doit faire penser à une néphrite albumineuse . Dans la plupart des maladies, l’anasarque constitue un pronostic sérieux et fait craindre l’hydropisie générale, les abominables démangeaisons, les crevasses de la peau, l’érysipèle et la terrible gangrène .

Dans tous les cas l’anasarque est assez spectaculaire . De quelques millimètres, le gonflement peut facilement atteindre 5, 6 ou 10 centimètres . Et la peau, blanche et opaline, semble éprouver au moindre choc un tremblement analogue à celui que subit la gelée de fruit .

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Traitement : En cas d’absence de règles, on utilise les emmenagogues drastiques comme les formidables « capsules d’Apiol » . Si il y a pléthore sanguine on peut procéder à des saignées, ou placer des sangsues . Lors de débilité, on peut prescrire des toniques et des reconstituants . Ce sont là les agents qui combattent le plus l’anasarque et les hydropisies . Mais il faut aussi agir sur l’affection principale quand elle existe et calmer le malade en cas de maladie mentale .

En outre on peut appliquer sur les oedèmes un traitement local compressif avec des embrocations huileuses camphrées, ou faire des frictions sèches ou balsamiques . Si ces méthodes se révèlent impuissantes on peut adjoindre un moyen plus actif comme l’acupuncture en faisant des incisions et des mouchetures ou quelques petites ponctions avec une aiguille bien affutée . Une sérosité abondante s’écoule en général . Ce qui suffit à abattre l’infiltration et à faire disparaître l’anasarque dont il faut toutefois craindre un retour souvent inévitable .

3 août, 2007 à 8:47 | Commentaires (1) | Permalien


La Spermatorrhée ou pertes séminales morbides

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C’est l’émission involontaire et quasi continelle du sperme . C’est un phénomène morbide qui accompagne un grand nombre d’affections mais qui peut aussi survenir isolément . Dans tous les cas, la perte excessive de semence entraîne souvent à elle seule, des accidents tout particuliers que nous allons voir .

La spermatorrhée s’annonce en général par des pollutions nocturnes répétées outre mesure, suivies rapidement d’éjaculations involontaires pendant le jour sans motif, avec des érections incomplètes et une très légère excitation. A un degré plus avancé du mal, le sperme vient à s’écouler sans que la personne en ait conscience, sans désir, sans érection, passivement, parfois pendant la défécation ou au moment où la vessie se contracte pour chasser les dernières petites gouttes d’urines . Dans ce cas, le sperme mêlé à l’urine forme un dépôt dans lequel, au microscope, on perçoit la présence des animacules avec leur longue queue .animacules1.jpg

A mesure que les pertes séminales se répètent, le sperme devient délétère, au lieu d’être une liqueur visqueuse, épaisse et doucement opaline, il suinte misérablement de l’orifice de l’urèthre ressemblant à une humeur blanchâtre séreuse dans laquelle on ne voit plus que des animacules amoindris, privés de leur appendice caudal !

Assez rapidement, les malades s’affaiblissent . Ils deviennent incapables du moindre effort, destitués de toute puissance génitale, essoufflés, peinants, rendus, palpitants pour une petite fatigue . Ils maigrissent et digèrent mal, sont vieux avant l’âge, sombres et moroses, et comme engourdis, privés de sommeil ou poursuivis par des rêves horribles . Ils se traînent péniblement, la démarche incertaine, sans but, les yeux ternes, dans une existence languissante dont ils n’ont même pas le triste courage de se délivrer et qui les mène vers une démence et un marasme des plus affreux .fatigue.jpg

Et cette complication est parfois hâtée par des aggravations subites, comme une congestion cérébrale, précédée de fourmillements le long de la colonne vertébrale, de perte de la vue, de paralysies des membres inférieurs, d’enrouement et de convulsions épileptiformes . Si la vie parvient malgré tout à resister, la constitution en demeurera épuisée et la santé prématurément détruite .

Dans les causes, on retient les excès vénériens et les habitudes invétérées d’onanisme ou inversement, une continence trop absolue . continence.jpgEt puis aussi la vie sédentaire, l’excitation cérébrale trop vive

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ou trop longtemps soutenue, les lectures ou spectacles ennivrants amenant une dépravation d’une imagination déjà trop ardente . La constipation joue aussi un rôle, moins fréquent et moins direct, tout comme les lésions organiques qui peuvent gêner à la défécation ou à l’excrétion d’urine , en comprimant les vésicules séminales, comme une vessie trop pleine peut le faire la nuit, amenant inévitablement des pollutions nocturnes . Ce qui frappe le plus dans cette maladie, c’est la vitesse à laquelle elle entraîne une altération profonde de la constitution . Il est à noter que l’on a connu des cas de spermatorrhées encore inexpliquées chez des chevaux, des taureaux et des chameaux .

Le traitement : s’astreindre à une réforme absolue dans les habitudes d’onanisme ou les excès vénériens, et à un changement d’existence pour les continents et les solitaires . Mais lorsque le mal est ancien, cela ne suffit pas . Il faut alors recourir aux toniques, au froid sous forme de bains locaux, aux frictions actives . Et si le mal est du à une excitation nerveuse, au contraire, il s’agit de prescrire des clamants et des anti-aphrodisiaques puissants . Il faut aussi traiter les causes diverses qui peuvent être responsables de la spermatorrhée quand on les connait: la constipation, les vers qui irritent le rectum et les organes génitaux, les inflammations de l’urèthre par une blennorragie ancienne . Et lors de la guérison, il sera bon de régulariser d’une manière rigoureuse et durable l’usage des fonctions génératrices et des rapports sexuels .

29 juillet, 2007 à 10:18 | Commentaires (7) | Permalien


Les injections vaginales

Il existe maintenant des injecteurs modernes, en caoutchouc, en nickel, avec ou sans piston, ou de simples pompes . On peut encore utiliser des irrigateurs ou de bons vieux clystères .clystre4.jpg

Quelques seringues sont aussi disponibles .Consulter les articles s’y rapportant et voyez votre pharmacien qui saura bien vous renseigner.

Nous vous proposons ci-dessous une seringue à lavement efficace . seringuelavement.jpg

Dans les maladies de la matrice, on procède à des injections, mais il ne faut pas employer de liquides chauds . Ce serait bien néfaste car la chaleur ramollit les tissus et il faut au contraire qu’ils gardent un certain ton pour continuer à soutenir correctement les organes internes .D’ailleurs cette région du corps, c’est à remarquer, n’est guère sensible au froid que lors des règles ou des suites de couches . Mais il ne faut pas non plus que le liquide employé soit plus froid que l’air ambiant .

Les injections sont utiles pour calmer les écoulements connus sous le nom de « flueurs blanches », « humeurs âcres » et qui occasionnent des cuissons . Il faut les renouveller toutes les 3 heures .toiletteintime2.jpg

Pour nettoyer complètement la cavité du vagin, il convient d’utiliser une chaise percée si on en possède une . Ou alors de s’asseoir sur le bord d’une chaise normale et de placer une cuvette en dessous qui recueillera le liquide . Après avoir introduit délicatement la canule ou l’embout de la seringue, on rapproche les 2 grandes lèvres en les pressant avec les doigts . N’ayez crainte! Il s’agit simplement de comprimer l’ouverture et d’empêcher que le liquide ne ressorte au fur et à mesure qu’il pénètre . Ainsi il emplit la cavité, la distend, la masse en effaçant les plis intérieurs au fonds desquels l’eau ne pourrait pas parvenir sans cela . Et le col de la matrice lui-même se trouve baigné . On introduit en le retenant ainsi un bon verre de liquide . Au bout de 10 minutes, on le laisse retomber dans la cuvette et on recommence à nouveau jusqu’ à ce que le liquide revienne parfaitement propre . Cette façon de faire est recommandée lorsque les écoulements sont purrulents ou glaireux, lors de vaginites dues à une blennorrhagie par exemple. Ainsi on peut ensuite passer à l’injection du liquide médicamenteux proprement dit, en étant assuré que le remède arrivera bien au contact des tissus nettoyés et produira tout son effet .

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Scéance de lavage vaginal

Les injections peuvent se faire avec du Goudron de Guyot, en en mettant une cuillerée à soupe dans un litre d’eau . On peut aussi utiliser une décoction de guimauve et de mauve pour calmer les douleurs avec une eau dans laquelle on aura au préalable fait bouillir une tête de pavot . On procède aussi parfois à des injections fortifiantes avec du vin rouge, de bonne qualité, employé pur il fera un bon effet . Une forte décoction d’écorce de chêne ou de feuilles de noyer agira de manière analogue . Et lorsque les écoulements ou pertes blanches répanderont une mauvaise odeur, on injectera du Coaltar saponiné, remède excellent, ou de l’eau phénique . Parfois on peut réaliser des injections de morphine ou de chlorophorme pour calmer des douleurs violentes ou même de bromure pour abattre les excitations sexuelles anormales , comme c’est le cas dans certaines crises d’hystérie, de fureur utérine ou de nymphomanie .

Ne mettez pas vos parties intimes dans les mains de n’importe qui. Il y a pléthore sur le marché de produits nocifs contenant des polyphosphates, des parabens, des tensioactifs, du sodium lauryl sulfate si agressif pour les muqueuses, des formaldehydes, des nitrosamines, des colorants et des composés aromatiques,  tous hautement dangereux pour la santé . Sous la dénomination de « Lotions », aux appelations les plus pompeuses, la cosmétique fournit des produits qui n’ont de doux que le nom . Nous avons eu l’occasion d’en analyser quelques uns, produits de toilette très connus, qui sont en fait de l’acide acétique obtenu par distillation des bois, c’est à dire contenant des matières empyreumatiques très irritantes pour la peau . Et que dire de ceux obtenus après distillation des dérivés pétroliers ? Devant cet état de chose, nous avons composé une formule de lotion à base de vinaigre doux, naturelle et sans aucun produit chimique . Vous la trouverez sous le nom de « Lotion vinaigrée du Progrès ». Son emploi pour la toilette intime, faite intelligemment, préserve de toute contagion et détruit tous les germes .

 

28 juillet, 2007 à 8:46 | Commentaires (1) | Permalien


L’IRRIGATEUR

 

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Très bel appareil duDr Eguisier

 

 

 

 

C’est un fameux instrument, récemment mis au point par leDr Eguisier . Il remplace très avantageusement les clystères , clysoirs et clysopompes et la fameuse escopette , arme de notre ami Esulape, que l’on peut voir dans l’article de bienvenue de ce blog .

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clysoir au dessus, clysopompe en dessous et clystère à droite

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anciens et démodés . Il est bien préférable à tous ces ustensiles pour effectuer sans dangers lavements et injections . Il est solide et d’un maniement très aisé . Son prix un peu élevé ne doit cependant pas vous faire renoncer aux nombreux bénéfices de son utilisation . Lorsque l’on reste trop longtemps sans s’en servir, il arrive que le cuir du piston se désseche et que l’instrument, du coup, ne fonctionne plus . Le moyen d’éviter cet inconvénient est simple, il est dommage que les pharmaciens ne le recommande pas à leurs clients : il suffit de ne jamais le ranger sans l’avoir rempli d’eau . De cette façon, le piston est toujours recouvert et continuera de fonctionner parfaitement . Prenez garde aussi d’acheter des canules suffisamment grosses et non pointues pour ces cas fréquents où les lavements et injections seront composés de liquides épais .

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Nous mettons en garde nos aimables lecteurs contre les abus de confiance dont se rend coupable actuellement un espèce de vendeur peu patenté qui vante les pouvoirs d’un appareil de sa fabrication n’ayant aucune autre qualité que de vous faire perdre et votre santé et votre argent . Ne vous laissez pas avoir !

22 juillet, 2007 à 15:54 | Commentaires (3) | Permalien


La Typhlite, la Pérityphlite et la Péritonite

Le gros intestin commence sa course dans la partie inférieure du flanc droit et porte alors le joli nom de « caecum » (C sur l’image). Il comporte un cul de sac volumineux muni d’un petit prolongement de la grosseur d’une plume d’oie, fixé sur son côté, c’est l’appendice (D sur l’image). Ce dernier est un organe bien rudimentaire qui n’a guère d’usage si ce n’est de déverser par instants dans l’intestin, un mucus destiné à lubrifier les parois pour faciliter le transport des matières fécales

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Les maladies qui concernent cette partie de notre anatomie sont hélàs devenues fréquentes car notre civilisation avancée, empoisonnée par son bien être, nous accule à faire grand usage de choses parfaitement nuisibles à notre santé . Notre nourriture est trop abondante, trop riche, trop excitante et trop épicée . Il s’en suit très souvent des inflammations du tractus digestif . Quand le mal touche le petit appendice iléo-caecal, on a à faire à une appendicite . Si le caecum lui-même est enflammé, il s’agit d’une typhlite et lorsque les tissus environnants sont atteints, c’est la pérityphlite qui peut se terminer par un abcès .

Ces inflammations, dues principalement à des excès de table, peuvent aussi excsdetable.jpgavoir comme cause la présence de corps étrangers qui restent bloqués dans cette partie de l’intestin qui présente, il faut le dire, une atonie bien particulière . On a retrouvé des vers dans le caecum, mais aussi des noyaux de fruits, des pépins de raisins en voie de germination, des dents, des pièces de monnaie et des objets divers, des calculs intestinaux, des rognures d’ongles ou des matières stercorales .

La typhlite se révèle par une douleur et un enflement dans la région iliaque droite . La percussion y fait reconnaître un son mat . Un engourdissement

colon.jpg douloureux se propage aux lombes et à la cuisse droite . Chez l’homme, du même côté, le testicule se rétracte vers l’abdomen . Un étranglement interne peut toujours survenir et aggraver ainsi la maladie . Mais sans cette complication, la typhlite peut se terminer par une résolution naturelle . Alors la tension et la douleur décroissent et la guérison est rapide .

Mais il arrive que l’inflammation ne cède pas, que la douleur des reins se fasse violente, que du sang, en plusieurs fois, se mêle aux déjections alvines . La région douloureuse se fait moins circoncise, la langue se salit, le ventre, du côté atteint, gonfle et s’oedématie ainsi que la jambe . Le pouls se montre misérable . Une diarrhée survient, continue et pestilentielle, des vomissements et des hoquets s’en mêlent . Dans ces conditions, la mort ne tarde guère à venir . Lors de l’autopsie, on retrouve une inflammation transformée en gangrène ayant perforée le caecum et s’étant étendue au tissus cellulaires environnants pour donner une pérityphlite, et ensuite à tout le péritoine, pour donner une péritonite .extrmeonction.jpg

On a connu quelques cas où les abcès se sont ouverts naturellement sur l’extérieur, permettant alors à la guérison de survenir . Mais la péritonite est en général mortelle .

Le traitement consiste surtout à évacuer le plus possible l’intestin, à l’aide de purges et de régimes appropriés . Dans les cas graves, la diète est de rigueur .On ne fera consommer par la suite que des aliments mous ne laissant que peu de résidu, comme les potages légers, les oeufs, la cervelle de mouton . On utilisera aussi la Karsine qui est à la fois un remède et un bon aliment reconstituant . Très souvent, on est parvenu à faire avorter une crise d’appendicite en intervenant les jours précédents sur une constipation opiniâtre, signe avant-coureur de la maladie, et qui contribue inévitablement au développement de celle-ci .

 

22 juillet, 2007 à 13:02 | Commentaires (3) | Permalien


L’Hypocondrie

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C’est une cachexie essentielle, fréquente chez l’homme . Elle associe des troubles divers, digestifs et circulatoires, et une tendance à la mélancolie qui porte les malades à exagérer en permanence leurs souffrances . Quelques médecins la considèrent actuellement comme une véritable vésanie, une simple névrose des fonctions intellectuelles, dans laquelle justement prédomine cette nosomanie, cette forme de « mélancolie hypochondriaque » . Ils vont jusqu’à la rapprocher de l’hystérie, pour en faire une sorte d’hystérie masculine .

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L’hypochondriaque met surtout en avant ses troubles digestifs : son estomac douloureux, sa bouche qui s’emplit de salive écumeuse l’obligeant à cracher continuellement , des éructations fréquentes rendant des gazs abondants qui distendent les hypochondres et l’épigastre, son ventre tendu faisant résonner des borborygmes bruyants, une constipation plus qu’opiniâtre et des hemorrhoïdes qui s’en mêlent presque toujours . Le malade ressent une chaleur incommode dans les hypochondres, ses joues s’enflamment . Son urine de limpide peut virer au rouge, s’épaissir et devenir fétide . La sensation d’oppression thoracique est permanente, accompagnée de lypothymie, de palpitations . Le coeur bat d’une façon anarchique, la respiration est pénible et cette constriction douloureuse de la poitrine accroit l’angoisse qui dévore le malade . Des maux de tête terribles peuvent survenir, comme si le cerveau était « arraché » . On a vu des cas donner lieu à des convulsions, à de la cécité, à une paralysie de la langue et même à des attaques d’apoplexie . Les patients évoquent aussi souvent des douleurs et des lassitudes dans les membres, des fourmillements et peuvent en devenir paresseux et apathiques . Ils sont en plus tourmentés par des craintes, des tristesses chimériques . Leur imagination malade exagère leurs souffrances et en enfante toujours de nouvelles . Leurs nuits sans sommeil sont plus tristes que leurs jours et peuplées de terreur .terriblesimages.jpg

Ils s’enferment peu à peu dans leurs préoccupations égoïstes et dans une tristesse profonde, active, inquiétante . Ils s’amaigrissent à vue d’oeil et versent dans la cachexie, d’où il est très difficile de les faire sortir .

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L’hypochondrie peut durer longtemps . La guérison, quand elle survient, s’annonce souvent par le rétablissement des fonctions digestives . Mais la terminaison n’est pas toujours heureuse, il s’en faut , car la cachexie peut progresser et se compliquer d’un état scorbutique . Il n’est pas rare de voir de réelles lésions organiques consécutives à un hypochondrie rebelle .

La maladie survient chez des hommes nerveux et hémorrhoïdaires, atteints par l’âge adulte et exerçant surtout des professions sédentaires n’occupant que l’intelligence . L’oisiveté, le célibat favorisent aussi la survenue de la maladie . Les pensées tristes, les émotions fortes, les déconvenues, les brimades, privations sévères ou rabaissements honteux, les excès vénériens, l’onanisme répété, la supressions des flux comme les hémorragies simples (épistaxis, hémorrhoïdes), doivent être comptés parmi les causes les plus actives . Cette affection est des plus pénible et elle compromet gravement la santé . Plus elle se prolonge et plus elle devient pernicieuse . La guérison n’est de toute façon, jamais bien assurée .

Il faut diriger les premiers soins vers l’estomac, à l’aide de toniques, de boissons aromatiques chaudes, de quelques préparations narcotiques pour apaiser les douleurs . Recommander une nourriture fortifiante, des bains de mer, et de l’exercice physique, ce qui agit parfois beaucoup sur les dispositions morales de ce type de malade . On traitera aussi la constipation et les hémorrhoïdes .

Mais il sera surtout indispensable de savoir gagner la confiance de l’hypochondriaque et de la conserver en respectant jusqu’à un certain point, les illusions pénibles qu’il entretient sur l’état réel de sa santé .laconfiance.jpg

Ce qui est sûr, c’est que ces malades guérissent plus par l’influence du soignant que par l’usage des médications .

 

21 juillet, 2007 à 8:55 | Commentaires (1) | Permalien


Découvrez les formidables bienfaits de la Glyconervine

Un certain nombre de médicaments, utilisés jusqu’à présent pour traiter les troubles nerveux de toutes sortes, sont insensiblement tombés en désuétude . Il en est ainsi du camphre, de l’opium, du chloral, de la belladone, du trional, du sulfonal, de la scopolamine, etc…et de tous ces produits nouveaux qui, en plus d’être excessivement dangereux et d’imposer une surveillance rigoureuse, sont souvent décevants par leur inactivité .

Nous avions besoin d’un médicament bien spécifique, qui agisse efficacement et sans danger sur l’hyperexcitabilité du système nerveux .excit.jpg

Et c’est chose faite avec la fameuse Glyconervine, complètement dépourvue de toxicité et qui régule le pouvoir excito-moteur de la moelle et du cerveau . Elle se présente sous la forme d’un Elixir, d’un goût très agréable, qui se conserve indéfiniment . Elle contient du bromure, evidemment . Ce produit a toujours été employé avec succès, sous forme de polybromure, sous forme de bromure de camphre, de cuivre, d’arsenic ou de lithium . Ou même aussi associé à l’opium, à l’adonis, à la digitale, etc…

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La Glyconervine est une préparation nouvelle, qui contient des sels de brome chimiquement purs et des extraits synergétiques en solution glycérinée . Complètement inoffensive, elle est très aisée à prendre . On doit toujours la mélanger à un peu d’eau ou à une tisane . Et surtout, impérativement suspendre toute autre médication pour les troubles nerveux .
Chez l’adulte, la dose habituelle est de 2 cuillerées à soupe avant les repas, à augmenter suivant les besoins . Il faut compter 3 mois de traitement et même plus pour obtenir une guérison durable . Une nette amélioration a lieu souvent au bout d’un mois, mais il faut persévérer et poursuivre malgré tout le traitement . Pour 3 mois de traitement, comptez 6 falcons et observez un intervalle de 3 jours sans prise entre chaque flacon . Les personnes guéries devront continuer un traitement d’entretien, il en est ainsi souvent pour tous les troubles nerveux . Prenez donc 2 à 3 flacons par an, une petite cure pour éviter le retour de la maladie . On trouve aussi la Glyconervine sous forme de comprimés, plus faciles à transporter . Un flacon de 100 comprimés correspond à un flacon d’élixir . Et une cuillerée à soupe = 6 comprimés . Mais la forme comprimé est nettement mois agréable à prendre .
La glyconervine traite tous les troubles nerveux, les états d’agitation ou de fureur, les formes de délire aigü ou chronique, l’épilepsie, la danse de st Guy, la maladie de Parckinson, les tics convulsifs, les névralgies rebelles, les migraines, le goître exophtalmique, l’hystérie et même la forme convulsive,

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l’hypochondrie, la neurasthénie, les attaques de nerfs, le spasme de la glotte et tous les spasmes en général . Elle est particulièrement recommandée dans les dérèglements des fonctions de reproduction que sont le satyriasis, la nymphomanie, l’anaphrodisie . Elle adoucit le caractère des excités de nature, et des imbéciles et des idiots . C’est un calmant de premier ordre qui, tout en détruisant l’élément douloureux et en tonifiant la cellule nerveuse, n’est pas un soporifique, n’a aucune action nuisible sur les organes (foie, rein, coeur, estomac…), ne débilite pas comme tous les autres produits sur le marché et peut être pris aussi bien par les enfants que par les vieillards .

19 juillet, 2007 à 8:44 | Commentaires (4) | Permalien


Le PODAGRE et la GOUTTE

L’acide urique, nous le savons que trop, est un véritable poison pour l’organisme .Il provient de l’incomplète dégradation de certains aliments mal assimilés et circule alors dans le sang et s’élimine normalement par les urines, d’où son nom .Mais il est peu soluble dans l’eau, surtout à la température du corps . Et si le sang en contient une trop grande quantité, l’acide urique se tranforme alors en petits cristaux aciculaires, hérissés d’aiguilles, et va se déposer d’abord dans les reins et la vessie, provoquant la redoutable Gravelle, puis dans tous le corps et particulièrement dans des endroits plus enclins à se refroidir, tels que les extrémités, pieds et mains, le pavillon des oreilles, ou le dos .

Les cristaux d’acide déclarent alors des troubles dans tous ces endroits, des douleurs connues sous le nom de Goutte . Quelques jours avant les accès, le malade ressent un énervement, son tempérament change et il éprouve des troubles digestifs . Puis tout à coup, vers minuit, survient une violente douleur pour le moins exquise dans le gros orteil dont l’articulation s’enraidit . Le seul contact du drap devient insupportable et le sujet a l’impression d’avoir de la poix bouillante dans l’orteil . Ces accès peuvent se renouveler de plus en plus fréquemment si rien est fait .
Lorsque le mal se limite au gros orteil, on l’appelle Podagre . Mais la Goutte peut se propager aussi aux autres articulations et y former des nodosités , ainsi qu’au pavillon des oreilles . Et lorsque l’on retire un peu de substance de ces nodosités, on retrouve bel et bien de l’acide urique . Les articulations, à la longue, se tuméfient et se déforment . Le mal traduit une insuffisance d’élimination du poison, mais surtout une surconsommation de produits alimentaires qui en contiennent . Et la Goutte devient alors un véritable rhumatisme, allant se chronicisant, et risquant de s’étendre encore plus, aux épaules, à la nuque, aux genoux, aux coudes, etc… Toutes les jointures ont alors du mal à se mouvoir et un tel état peut, ce n’est pas rare, s’accompagner de fièvre . On entend aussi distinctement un crépitement à chaque mouvement des articulations . L’acide urique s’est donc transformé en dépôts solides .

On peut traiter la maladie avec les Pilules anti-goutteuses du célèbre abbé Heuman . En stimulant le foie et les reins, elles évitent la formation de nouveaux dépôts d’acide urique . On peut aussi soulager les douleurs avec son Fluide anti-goutteux en frictions sur les endroits endoloris, en frottant bien jusqu’à ce que la peau rougisse et brûle fortement . On enveloppe ensuite les places douloureuses dans un tissu de laine chaude ou mieux dans une peau de chat . Nous recommandons l’Emplâtre de Capsicine, qui contient les principes actifs du fluide, et qui est bien plus commode à utiliser . Des bains très chauds aux aiguilles de pin ou des bains électriques apaiseront aussi beaucoup les douleurs .

abbeheuman.jpgMais il faut surtout s’attaquer aux causes du mal: absolument revenir à une alimentation saine et sobre . Supprimer complètement les abats, le foie, les rognons, la tête de veau, les sardines et le hareng, les anchois, les oeufs de poisson, le gibier, la charcuterie et les viandes salées, les plats en sauce, la mayonnaise, le chocolat. Et le vin et la bière sont à consommer, nous ne le dirons jamais assez, avec modération . En résumé, il s’agit de ne plus ressembler à Gargantua ou à Louis XVIII qui était un roi podagre.mait.jpg

 

Fuyez la compagnie des gens qui font bombance et bonne chère et pratiquer l’exercice physique en joignant à ce traitement l’usage de purgatifs sur une période assez longue pour débarrasser le sang de cette humeur goutteuse qui compromet votre bonne santé . Vous pouvez prendre de l’aloés, du séné, de la rhubarbe, du calomel, de l’huile de ricin, de la manne, mais ces purgatifs sont désagréables à avaler et parfois même dangereux . Avec les pilules du Docteur Dehaut, le traitement se fait sans peine . On peut les prendre en mangeant, le soir de préférence, puisque l’effet a lieu environ 5 à 6 heures après . Votre pharmacien saura vous conseiller sur le dosage, qui est un peu à adapter suivant les personnes et la réceptivité de leur intestin . Mais il faut purger plusieurs semaines si ce n’est des mois, et ne pas se croire guéri dès que l’accès de goutte est passé . Cette maladie est opiniâtre et exige de la ténacité . Alors perséverez le plus longtemps possible !

2 juillet, 2007 à 8:49 | Commentaires (1) | Permalien


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