Prendre soin des autres

Les VESANIES ou Dérèglements de l’esprit

Il est très souvent question d’une maladie chronique caractérisée par une altération partielle ou générale des fonctions intellectuelles , affectives ou sensoriales .

-Troubles des fonctions intellectuelles : certaines conceptions délirantes et incohérentes mettent semble-t-il, hors d’état de fonctionner la mémoire, le jugement et la conscience . Le malade croit fermement à une idée erronée, à de faux jugements et sa volonté s’en trouve pervertie . Ces troubles partiels peuvent parfois n’interesser qu’un point très circonscrit de l’intelligence, comme c’est le cas dans les monomanies où une idée fixe et incohérente au départ entraine toute une conception délirante .

-Troubles des fonctions affectives : C’est un caractère essentiel et constant de la folie . Les sentiments sont soit exaltés ou déviés, soit complètement abolis . Il arrive même que l’instinct de conservation soit perverti; l’individu, emporté par ses extravagances, ne prend plus garde à sa vie . Quelques passions sans règles n’obéissent qu’à l’entrainement du délire . Le rire, les larmes, la joie et la fureur peuvent se succéder sans motif et les gestes, la voix, le langage ne pouvant que témoigner du désordre complet de l’esprit . On a vu des malades répéter inlassablement certains mots, débiter des prières, etc…
-Troubles des fonctions sensoriales : Ce sont les plus singuliers et les plus caractéristiques de la folie . Il s’agit d’ hallucinations, de fausses sensations et d’ illusions sensoriales . Les hallucinations sont des visions sans objet réel qui débouchent sur des sensations vraies que les patients perçoivent bel et bien . Ces sensations peuvent être viscérales, se limiter à certains organes, quelques parties du corps ou même le corps tout entier . Les hallucinations sont capables d’affecter n’importe quel sens isolément ou ensembles . Les plus fréquentes sont celles de l’ouïe . Les malades se disent en communication avec des êtres imaginaires, avec des divinités et obéissent à des voix mystérieuses . Il arrivent qu’ils entendent des injures, des plaintes . Les hallucinations de la vue donnent souvent un corps aux voix qui sont entendues mais elles peuvent aussi exister seules . Elles se développent de préférence la nuit, peuplant les chambres de fantômes . Le malade est complètement convaincu de la réalité de ses visions et n’en accepte aucune critique . Il est très souvent question d’êtres surnaturels, de saints ou de Dieu lui-même . Parfois les perceptions délirantes transforment les objets existants, les visages familiers, les lieux . Les hallucinations du goût et de l’odorat sont assez fréquentes . Le sujet ressent des saveurs ou des odeurs agréables, mais c’est plus souvent l’inverse . Les odeurs sont putrides, nauséabondes ou on cherche à l’empoisonner . Les hallucinations du toucher ne sont pas rares non plus . Elles sont connues pour être particulièrement rebelles et constituent pour les patients une souffrance terrible . Ils ressentent la présence d’animaux qui les dévorent de l’intérieur, sont convaincus que des ennemis les maltraitent physiquement, qu’ils sont sous l’emprise de quelques magnétiseurs, sorciers ou télépathes malfaisants . Certains sont persuadés d’avoir des corps étrangers dans les organes ou des tumeurs cancéreuses , d’autres croient être changés en animaux ou que leur corps est violemment transporté à de grandes distances . Il arrive que tout cela dégénère en désirs vénériens toujours inassouvis .

Toutes ces berlues ou hallucinations alimentent et enrichissent les délires et servent de bases aux faux jugements et aux idées fixes . Hallucinations et délires s’ajoutent et engendrent tout un tas de conceptions erronées .

Les thèmes de grandeur sont souvent rencontrés . Il est question de pouvoir, de richesse, d’estime de soi excessive, d’ambition sociale, politique, de supériorité intellectuelle … Ces idées sont fréquemment accompagnées d’une sorte d’exaltation de l’humeur, d’exhubérance et d’hyper activité . L’euphorie peut aussi se manifester au niveau sexuel d’ailleurs . Le sujet, malgré une taille petite, se sent pnapolon.jpguissant, important, historique, vedette . Son goût pour le pouvoir ne s’assume pas comme tel, alors il simule l’ouverture, la démocratie, le partage, en offrant à ses ennemis quelques minuscules parcelles de son pouvoir, jouant ainsi le grand-coeur, la compréhension, la bonne entente … Et ce nouveau pouvoir, du coup, se teinte d’une divine mission du bien, comme si son objectif premier était de sauver l’humanité . Pour gagner la confiance, il instille la peur, fait croire à des dangers potentiels, incrimine les étrangers…

 

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Dans une période de corruption généralisée, il s’est vaillemment lancé dans une guerre sans merci pour rétablir le temple de David à Jérusalem . Il est mort en héro dans son bunker dans des conditions mal élucidées .

29 juin, 2007 à 16:43 | Commentaires (0) | Permalien


Les Sangsues guérisseuses

Nos traitements modernes, loin d’être inoffensifs, sont souvent coûteux et parfois décevants . C’est pourquoi il est sage de reconnaître quand il se doit, les vertus de ceux d’autrefois qui n’ont plus à démontrer leur efficacité . L’usage des sangsues en est un bon exemple . Ce sont des vers à sang rouge qui vivent dans les eaux pures, indemnes de toute pollution . Il y a surtout 2 espèces, les vertes et les grises . Les meilleures sont à choisir indifféremment dans ces deux groupes, on prendra soin de privilégier celles qui tirent le plus de sang . Elles sont de grosseur moyenne, environ 3 centimètres, vives et bien alertes, faisant rapidement l’olive et s’attachant tout aussi vite à la main qui les retient. Les grosses sangsues, bien trop paresseuses, ne sont que peu disposées à mordre et sont trop vite rassasiées .

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Avant d’appliquer les sangsues, on demandera au malade de s’aliter correctement, et de choisir une position confortable qu’il devra garder longtemps . On aura placé sous les draps une toile cirée pour que le sang ne traverse pas et ne gâte pas la literie. Il faudra raser la partie où l’on veut mettre les sangsues et bien la nettoyer . Il est inutile d’exciter les sangsues avec un produit quelconque, comme le lait ou l’eau sucrée . On les prend par la queue une par une (c’est le plus gros bout) et on les pose . Pour n’en disposer que quelques unes, on peut les placer dans un verre que l’on abouche ensuite .Si on veut en mettre un plus grand nombre, on prend un linge plié en deux et mouillé d’un peu de vin. On dépose les sangsues sur ce linge que l’on renverse sur la peau , en appuyant sur les bords pour les empêcher de s’échapper . Une fois qu’elles ont pris, on les voit qui s’emplissent de sang comme des goulues . Elles se détacheront d’elles-même, au bout d’une heure ou une heure et demie, complètement gorgées .

Si on désire les arrêter avant, on peut les détacher en leur pinçant la queue ou en mettant dessus du tabac à priser ou du sel de cuisine . Mais surtout, il ne faut pas les arracher car leurs dents pourraient rester dans la plaie . Une fois la sangsue otée, la piqûre donne encore du sang . Pour l’arrêter on peut y mettre un peu d’amadou, de la sciure de bois très fine ou de la toile d’araignée . Si au contraire on veut faire couler plus de sang, on applique alors un cataplasme émollient tiède à base de son . Les sangsues utilisées pourront l’être à nouveau après un mois ou deux, en les conservant dans un bocal rempli d’eau que l’on renouvellera souvent . Mais si le malade traité était trop gravement atteint, il vaut mieux les jeter .

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Pour les placer à l’anus et tirer le sang de l’intestin lui-même, il faut que les sangsues s’accroche sur la membrane interne . On demande alors au malade de pousser fort de manière à faire sortir son fondement, que l’on lave aussitôt délicatement . Et une à une on y approche les sangsues . On attendra que le sang ait fini de couler, bien entendu, pour rentrer le fondement .

19 juin, 2007 à 15:23 | Commentaires (36) | Permalien


Les fameuses « Envies » des femmes enceintes

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Quel mari amoureux de sa belle qui va donner naissance n’a pas un jour du courir, pour satisfaire tout à coup, une envie irrésistible de fraises, de gâteaux, etc ?
Et c’est bien à tort que l’on attribue à ces envies non satisfaites parait-il, les « tâches », marques ou difformités que certains enfants apportent avec eux à la naissance, et que l’on qualifie aussi du nom d’ »envies » . La plupart du temps il ne s’agit que de simples tumeurs érectiles .

La raison de ces envies bizarres des femmes enceintes concernant leurs goûts alimentaires n’a jamais été élucidée . On soupçonne les hormones et on sait aussi qu’il y a un lien avec les nausées .

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Mais il existe, et ce n’est pas rare, des cas de dépravation du goût pendant les grossesses, se traduisant par des envies de manger des choses répugnantes ou même étrangères à l’alimentation . Cette aberration se rencontre aussi dans une maladie étonnante dont nous aurons l’occasion de parler, la « Chlorose » ou « Cachexia virginum » . Il arrive que la perversion des fonctions de l’estomac puisse dans certains cas, conduire à une forme d’aliénation chez la femme enceinte . Son appétit devient dépravé et excessif, sa voracité est parfois véritablement sans borne . On a vu une femme engloutir pas moins de 12 kilogrammes de pain dans les 24 heures, d’autres avaler autant en quantité de gâteaux ou sucreries diverses . Et tant que leur appétit immodéré n’est pas satisfait, ces malades sont tourmentées par un véritable malaise indéfinissable, par des cardialgies, des défaillances, un obscurcissement de la vue, de l’agitation, du délire même . Et la faim satisfaite, elles s’abattent dans une espèce de torpeur d’où elles ne sortent que pour se livrer de nouveau à leurs appétits voraces . Il est très curieux de constater que cette boulimie se joint à une perversion du goût . Les malades sont portées à se nourrir exclusivement d’aliments inusités tels que poivre, sel, moutarde, cornichons, vinaigre… (c’est la Malacia, attirance pour les choses excitantes ou acides) ou à avaler les choses les plus immondes telles que charbon, plâtre, ciment, encre, insectes, urine et matières fécales ( c’est le Pica bien connu)

Et il est aussi surprenant de constater que ces malades peuvent supporter très longtemps ces différents troubles alimentaires sans que leur constitution en reçoive une atteinte bien profonde .

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On connaissait les saveurs bien particulières de la cuisine anglaise, mais ce qui surprend davantage nos papilles à nous, bien épicuriennes, ce sont les « envies » légendaires et irrésistibles des femmes enceintes anglaises . On ne sait pourquoi ces insulaires sont frappées davantage par cette dépravation des conduites alimentaires . Voici un exemple de ce qu’elles adorent consommer : Pain frotté à l’ail nappé de yaourt à la fraise, émincée de betterave sauce chocolat, olives farcies au lait caillé, glace au chocolat aux pépites de crevettes, crèpes farcies aux granulés de café lyophilisé, etc… Tout est comestible mais très vite un peu écoeurant . Et elles ne s’en tiennent pas là, elles raffolent aussi de bouts d’allumettes déjà consumées et de chaussures de sport taille enfant .

 

11 juin, 2007 à 10:14 | Commentaires (0) | Permalien


Pour préparer un bon Bromure de Potassium

Suite à des demandes incessantes de la part de mes fidèles lecteurs, je me décide enfin à consacrer un article sur la manière de préparer un bon Bromure de Potassium .

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Cette substance, complètement naturelle, ressemble étrangement à notre sel de cuisine . Et depuis quelques années, on a découvert qu’elle possède des propriétés calmantes très précieuses, surtout dans les maladies nerveuses . De multiples usages peuvent en être fait, mais nous préconisons le Bromure surtout dans l’hystérie, l’épilepsie, l’excitation maladive de l’appareil génital, l’incontinence d’urine des enfants, la coqueluche, les envies insatiables de pouvoir, la dysménorrhée, les migraines, les jalousies pathologiques et la disposition aux attaques de nerfs .

Voici comment procéder pour préparer le médicament : Allez chez votre pharmacien et demandez-lui par exemple 15 grammes de bromure de potassium. Mettez-le à fondre dans un flacon avec 15 cuillerées à bouche d’eau plate et pure . Sachant qu’une cuillerée contient 1 gramme de produit, on peut en préparer davantage bien entendu, surtout s’il s’agit de traiter sur une longue durée . On sait que dans les maladies chroniques comme les névroses, le bromure doit être continué longtemps à 4 , 5 ou 6 grammes par jour et ce, pendant des années parfois .

Maintenant lorsque vous aurez acquis la certitude que le bromure de potassium agit favorablement sur la maladie que vous combattez, vous réaliserez une conséquente économie en vous adressant directement à un honnête droguiste pour lui acheter par exemple un bon demi-kilo de bromure . Vous le ferez diviser en paquets de 60 grammes à conserver bien enveloppés dans un lieu très sec . Et sachez qu’une fois dilué, le produit se conserve parfaitement plusieurs mois .

Mais méfiez-vous, comme tous les produits nécessaires à notre santé, le bromure de potassium peut-être plus ou moins falsifié . Nous vous recommandons de l’acheter dans une maison sérieuse , car ce médicament n’agit bien que s’il est très pur .gelabitmol1.jpg

 

 

 

Maintenant pour les personnes qui rechignent à faire leur préparation elles-mêmes, un nouveau produit en cachets pelliculés est distribué par un laboratoire réputé que nous recommandons fortement aux épouses désireuses de prendre un peu de repos .


10 juin, 2007 à 7:18 | Commentaires (11) | Permalien


Les merveilleuses Capsules vides de LE HUBY

Quand on sait comment étaient préparés les remèdes autrefois et qu’on compare avec ce qui se pratique aujourd’hui, on est forcé d’avouer que les malades doivent bien de la reconnaissance à tous ces laborieux pharmaciens et savants, rivalisant de génie pour toujours perfectionner les remèdes au point de les rendre plus facile à prendre et même parfois agréables . S’il est triste de souffrir, nos maux ne sont alors plus aggravés par la terrible appréhension de ces médecines qui soulevaient le coeur de nos parents et grand-parents .

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Les capsules vides de Le Huby représentent bien un de ces perfectionnements . Elles sont composées de 2 petits tubes très bien confectionnés, en gélatine mince, fermés par un bout et s’emboîtant magnifiquement l’un dans l’autre, comme des étuis à aiguilles . Elles ont été inventées pour rendre facile la prise de tous ces médicaments dont l’odeur et la saveur sont très désagréables, comme la rhubarbe, l’aloès, le quinquina, la magnésie, le semen-contra, le sulfate de quinine et diverses poudres composées … Pour s’en servir, on ôte la partie servant de couvercle . Avec une fine spatule fabriquée dans du papier fort, on emplit la capsule de la substance médicamenteuse désirée . On peut la tasser pour en faire tenir davantage, en usant d’un bout d’allumette en guise de pilon, et on remet le couvercle et le tour est joué . Ces capsules sont bien préférables aux cachets en pain azyme, car chacun peut les emplir comme il veut . On les place ensuite dans une cuillerée d’eau pure ou sucrée; alors la gélatine se ramollit aussitôt mais sans se déchirer . Et on a le temps d’avaler le tout avec une facilité déconcertante . Tout un tas de remèdes désagréables peuvent ainsi être pris sans aucune répugnance .

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Vous trouverez les capsules Le Huby dans toutes les bonnes pharmacies . Il y a le choix entre 5 grandeurs différentes et elles sont toutes d’un prix modique .

9 juin, 2007 à 16:10 | Commentaires (0) | Permalien


Conseils pour une bonne psychothérapie

 

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On sait que l’influence morale que peut exercer le soignant sur le malade a une importance capitale . Il doit en effet parvenir à gagner sa confiance, prendre sur lui une certaine autorité . En un mot, lui en imposer ! Mais pour cela il est nécessaire d’abord d’écouter patiemment et d’entendre sans montrer d’agacement le récit souvent interminable de tous ses malaises somatiques, de tous ses ennuis et de ses constructions mentales et raisonnements parfois bien alambiqués . Il ne faut point montrer de raillerie ou d’ironie même devant les confidences les plus surprenantes . Et toujours avoir, au moins l’air, de prendre le malade au sérieux . Ensuite on peut lui expliquer que tous ses symptômes sont purement nerveux,et , partant de là, donc guérissables . On prendra soin d’examiner ou de faire examiner par des spécialistes, tous ses organes, afin d’éliminer d’autres causes somatiques associées . Mais sans non plus donner à cette démarche une importance supérieure à la psychothérapie elle-même .

En présence du patient, on ne doit jamais évoquer le terme de « maladie imaginaire » . Cela produirait sur son esprit le plus mauvais effet . Si l’on se trouve en présence de quelqu’un de suffisamment instruit et intelligent, on devra sans crainte lui expliquer les origines de sa maladie, le faire remonter aux causes, lui montrer le point de départ de ses idées obsédantes, de ses craintes et lui laisser entrevoir où se trouve la porte de sortie d’un pareil état . S’il s’agit d’un malade peu cultivé ou d’intuition bornée, on lui donnera une explication plus ou moins exacte, au point de vue clinique, mais assez ingénieuse et toujours accessible à son entendement .

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On conduit souvent une impression heureuse et appréciée par nombre de patients en les aidant à formuler et à décrire leurs symptômes, en précisant pour eux certains détails, en leurs montrant qu’on connait ce mal dont ils souffrent aussi bien sinon mieux qu’eux . Mais il ne faut jamais prétendre se mettre dans la peau du malade et lui dire qu’on a été aussi malade que lui , qu’on est descendu nous aussi au fond du trou noir et qu’on a su remonter à la lumière . Parce qu’alors on perd la supériorité qu’on avait sur lui . Il doit sentir en face de lui quelqu’un de plus fort, d’inaccessible à ses mille misères, capable de l’en défendre, et de le réconforter . La volonté forte du soignant doit venir en aide à celle défaillante du malade .

On ne doit pas partager trop de temps et de choses avec le patient que l’on a en charge, ce qui pourrait « éroder l’autorité », « émietter l’influence » . On considère donc que pour exercer une bonne autorité morale, le soignant doit se démarquer des autres soignants qui prennent soin au quotidien du patient . La venue du soignant qui mène les séances doit être un peu désirée, ce doit être un évènement marquant et attendu qui impressionne le patient . Le soignant doit poser des limites à sa relation, la maintenir suffisamment distante et ne jamais se montrer trop familier . Il ne doit pas y avoir dans son attitude seulement de la commissération et une attention débonnaire, mais aussi de la fermeté et parfois même un peu de raideur . Le malade doit ressentir qu’il a en face de lui une raison supérieure, une volonté forte qui va le diriger, un appui solide sur lequel il pourra se pencher, quelqu’un capable de lui imposer cette « réforme morale » qu’il ne peut, seul, s’imposer . L’autorité du soignant doit pouvoir commander celle du patient, la subjuguer .

Nombre de malades refusent de sortir de leur état et font même tout ce qu’ils peuvent pour y rester . Dans ces cas-là, c’est terrible, mais ils semblent ne pas vouloir guérir. Tellement adaptés à leur façon d’être depuis des années, la souffrance et l’angoisse sont devenues presque des alliées . Ils ont fait leur lit dans la misère et s’y vautrent, rejettant souvent avec force et même agressivité ces soignants qui veulent leur faire du bien, relever leurs forces et les contraindrent à se nourrir . Le malade est parfois obsédé par cette idée qu’il ne pourra pas guérir . Il faut l’amener à rompre avec cette idée, avec son attitude morbide . Il est souvent abattu, avec un esprit dominé par un profond sentiment d’infériorité humiliante . Sa tristesse est mêlée de honte . En établissant la confiance, et peu à peu en profitant de notre volonté et de notre supériorité,on arrivera à le pousser à admettre cette idée nouvelle d’une possible amélioration ou même guérison . Chez les malades bien chronicisés, on peut parfois s’aider, afin d’atteindre le moral, de soins purement physiques au début, qui facilitent la prise de contact et la confiance . Mais on aura tôt fait de constater que les désordres physiologiques sont bien sous la dépendance de l’état mental et que ce sont les préoccupations psychologiques qui entretiennet ces troubles . La maladie mentale est bien « fille de l’idée » et doit guérir par l’idée .

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9 juin, 2007 à 10:44 | Commentaires (0) | Permalien


Les PILULES de BLANCARD

Beaucoup de maladies dépendent du developpement excessif du système lymphatique, ou se rattachent à des accidents syphilitiques antérieurs ou bien à une constitution scrofuleuse . Pour les traiter, les médecins ont besoin alors d’administrer l’Iode en même temps que le Fer . Cette association, on le sait, a toujours donné de bon résultats . Mais l’Iodure de fer est un composé instable . Peu à peu, inévitablement, l’Iode se sépare du Fer et va se dispersant dans l’air, de sorte que les médicaments préparés ainsi ne se conservent pas .

Mr Blancard a reçu les honneurs de l’Académie de Médecine pour avoir résolu ce problème . Il est parvenu à enfermer l’Iodure de fer dans des pilules composées d’une enveloppe résino-balsamique capable d’empêcher l’iode de s’échapper . Grâce à cette prouesse, on dispose maintenant de pilules d’iodure de fer se conservant toujours, sans que le remède ne subisse aucune altération . De nombreux malades ont pu bénéficier de ce magnifique traitement . Mais hélas, depuis quelques temps, Mr Blancard reçoit de nombreuses plaintes qui laissent supposer que son produit n’est pas toujours efficace . Cela provient de ce que certains industriels peu scrupuleux, attirés par l’appât du gain, fabriquent mal et à moindre coût, avec des matières impures, des pilules qu’ils font passer pour des véritables . Nous vous donnons alors le moyen de palier au subterfuge et d’éviter l’escroquerie : Examinez bien les flacons renfermant les vraies pilules de Blancard et fiez-vous à la signature, gage d’authenticité .

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Les contrefacteurs et les imitateurs de mauvaise foi montrent un acharnement terrible contre lequel nous devons sans cesse lutter . Aidez-nous dans cette démarche en refusant de tomber dans leur piège !

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6 juin, 2007 à 16:46 | Commentaires (0) | Permalien


Elixir Régénérateur DUBOIS

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La vie de la femme est entièrement dominée par le retour incessant des règles ou époques. Et de la régularité de celles-ci dépend le bon fonctionnement non seulement des organes génitaux, mais encore de tout le tube digestif, de la circulation et du système nerveux . Les hommes en sont souvent les témoins, le tempéramment entier en est parfois perturbé. Sachant cela, il n’est pas étonnant de constater que des troubles aussi nombreux que variés , migraines, maux de coeur, bouffées de chaleur, vertiges, palpitations, énervement et lassitude générale, surviennent au moment où vont s’arrêter les mentrues, lors du difficile retour d’âge . Pour suppléer les sucs glandulaires qui commencent à faire défaut alors, il est nécessaire de donner secours à l’organisme féminin avec l’Elixir Régénérateur de Dubois . Ce produit a été élaboré après de longues recherches . Il associe l’action régulatrice de l’essence extraite d’un arbre originaire des Etats Unis d’Amérique et les propriétés tonifiantes de quelques plantes dont nous tairons les noms, par respect du secret pharmaceutique .

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Sachez seulement que l’Hydrastis, cette plante qui pousse à l’état sauvage au Canada, en fait partie . Sa racine est très connue pour ses vertus médicinales .

Cet élixir apaise la congestion de la matrice et supprime donc la pesanteur si inconfortable du bas ventre et les douleurs qui, souvent chez les femmes, accompagnent inévitablement la survenue des règles . Son action est anti-hemorragique et diminue ainsi la quantité de sang perdue . Lors du retour d’âge, l’élixir permet à la suppression des règles de s’établir progressivement . Il agit directement sur la circulation, qu’il régularise en empêchant les organes de se congestionner . Dès lors, il n’y a plus de migraine, de palpitations, de bouffées de chaleur et de pesanteur d’estomac . On doit employer l’élixir chaque fois que survient un trouble des règles qui n’est pas expliqué par une cause évidente et chaque fois que ces règles entraînent les maux dont nous avons parlés tantôt . Chez toute femme au delà de 40 ou 45 ans, il doit être pris systématiquement pendant le temps du retour d’âge et même quelques années après . On peut l’employer aussi en cas de varices ou d’hémorroïdes, et ce, chez l’homme comme chez la femme .

Il faut le prendre en plusieurs fois de préférence, 1 cuillerée à café toutes les 3 heures ou 1 cuillerée à soupe au moment des repas, ceci pendant 15 jours . On suspend le traitement lors de la survenue des règles, naturellement .

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Nous ne saurions que trop recommander aux femmes concernées par le retour d’âge, de consommer le plus possible de fenouil, plante qui a démontré plus d’une fois ses merveilleuses capacités à diminuer nettement les troubles de la ménopause .

2 juin, 2007 à 9:51 | Commentaires (0) | Permalien


Comment peut-on en arriver à sombrer dans la Neurasthénie ?

Si vous avez entre 20 et 50 ans, cette maladie est peut être là qui vous guette . Elle est le fruit des civilisations avancées où le surmenage, les heures supplémentaires, sont érigés en nécessité . Certaines tares y prédisposent, c’est indéniable, comme la névrose, l’alcoolisme, l’arthritisme, la syphilis, le tabès,etc… Certains sujets, de part la fragilité héréditaire de leur système nerveux, sont appelédepression2.jpgs à verser dans le nervosisme . Un neurasthénique donne souvent naissance à un autre neurasthénique, fabriqué à son image .

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Le surmenage, surtout cérébral, les émotions fortes et dépressives, le harcèlement par les chefs au travail, les peurs, les chagrins sont des facteurs déclenchants .L’onanisme, les excès sexuels ou même la continence sont aussi des causes puissantes . »In medio stat virtus » disait Ovide (pas d’excès ni dans un sens, ni dans un autre .) Le Narcisse de la fable, absorbé par la contemplation de son image et qui s’isole dans l’érethisme de son sexe sera voué au détraquement cérébral, à l’épuisement génital et nerveux . Ce vice solitaire rend pusillanime et impuissant et ne peut qu’engendrer la névrose . La chasteté peut avoir les mêmes conséquences . On déplace les passions mais on ne les abat point et la nature reprend toujours ses droits . Tous les eunuques volontaires se sont créés des regrets mais pas de vertu . Les veuves sont pour cette raison très sujettes à la neurasthénie . Et on a trop d’exemples de soldats privés de leur parties génitales par des éclats d’obus qui ont plongé dans une tristesse effroyable et ont fini par se donner la mort .

depression4.jpgLe coïtus interruptus semble être capable de provoquer la neurasthénie en réfrenant la passion . La chaude pisse, le varicocèle sont aussi des factuers reconnus . On admet l’existence d’une syphilis neurasthénique . On sait que la peur même de la syphilis est capable de provoquer la neurasthénie . On parle à ce sujet de « syphilophobie » . L’influenza, la fièvre thyphoïde, le paludisme, la dysenterie et même la scarlatine peuvent aussi en être à l’origine . L’infection de l’organisme crée un état d’irritabilité du système nerveux et le moindre choc moral alors transforme le tableau en une neurasthénie définitive . Les intoxications au thé, au café, au tabac, à la morphine, à l’éther sont aussi des causes puissantes d’épuisement nerveux et partant de neurasthénie . On sait aussi que l’estomac est capable d’agir dans la production des troubles psychiques . Lui qui subit toujours les contre-coups des fatigues cérébrales, des énervements, des contrariétés . Ainsi les troubles de l’estomac peuvent amener la neurasthénie . Le dyspeptique est un mélancolique incapable de se détourner de son occupation constante : le fonctionnement de son estomac . Il voit tout en noir, est incapable de se distraire et ses facultés sont inhibées par ses souffrances . Il en devient misanthrope et fuit le monde . Toute sa sentimentalité est dans son estomac . Le milieu et l’éducation, pour finir, jouent un rôle important dans le développement de la neurasthénie . Lorsqu’on exagère chez les enfants les passions affectives, l’amour du merveilleux, au lieu de fortifier la volonté et le jugement, on crée des êtres impressionnables, d’une sensiblerie malsaine, qui n’auront pas un tempérament robuste et équilibré . Ce seront de beaux candidats à la neurasthénie .

Méfiez-vous donc de toutes ces causes, en apparence anodines, mais qui pourraient, un jour ou l’autre vous faire basculer dans la neurasthénie, pour peu que vous cachiez en vous quelques prédispositions héréditaires .

27 mai, 2007 à 15:07 | Commentaires (0) | Permalien


La « Chaude-Pisse Cordée »

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Elle est des plus contagieuses . Chez l’homme, elle s’exprime par une inflammation du canal de l’urèthre qui survient environ 5 à 8 jours après quelques relations sexuelles douteuses . Elle se manifeste de prime abord avec une ardeur légère puis la douleur ne tarde guère à se faire plus intense . Et quelques gouttes jaunâtres suintent de l’orifice de l’urèthre . Cet écoulement devient ensuite plus jaune et plus épais . Surviennent alors les fameuses érections nocturnes insupportables . L’inflammation redouble de violence et la verge se recourbe de douleur du côté postérieur, d’où le nom de « chaude pisse cordée ». Le mal est surtout difficile à supporter pour ceux qui l’ont pour la première fois . Après un certain temps, une quinzaine à peu près, la douleur et l’écoulement faiblissent, celui-ci se faisant moins jaune et moins épais, tirant sur le blanc . La maladie donne l’impression de se dissiper, mais souvent, elle revêt une forme chronique sournoise que l’on reconnait à la persistance de la « petite goutte de pus » jaunâtre qui se montre chaque matin au réveil .On l’appelle alors à juste titre : la « goutte militaire » . En cet état effectivement , elle n’entraine que peu de souffrance mais elle reste tenace et des plus virulentes et des plus contagieuses . Il n’est pas rare de voir l’infection se jeter sur les testicules, sur la prostate ou la vessie . Parfois se développent de graves ophtalmies purrulentes, occasionnées par le transport du pus sur les yeux avec des mains ou du linge souillés .

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Avec un traitement, la chaude-pisse cordée peut être avortée et guérie . Il faut d’abord faire boire beaucoup et seulement de l’eau, sous forme de tisanes, tisanes d’orge, de chiendent, de graines de lin, environ un bon litre par jour. Le malade devra faire aussi des bains tièdes d’une demie-heure tous les jours et se forcer à porter un « suspensoir »(bandage des bourses) pour prévenir l’infection des testicules . Il mangera peu et bougera le moins possible . Avec ce régime, l’infection ira en décroissant après 3 ou 4 jours, la douleur s’apaisera et l’écoulement deviendra moins jaune tout en restant assez abondant . Pour combattre quelques éventuelles érections rebelles pendant la nuit, on conseille de boire un peu de Bromure de Potassium le soir et de faire avant le sommeil des bains d’eau glacée de la verge . Lorsque la douleur est suffisamment apaisée, on peut penser à tarir les écoulements avec un décongestif puissant : les « Capsules de Granjean », à raison de 6 à 12 par jour espacées au cours des repas . On ira en diminuant la dose peu à peu jusqu’à ce que l’écoulement s’arrête . Mais il faut se garder de boire du vin ou des liqueurs fortes pendant plusieurs semaines sous peine de rechute . Et évidemment n’avoir aucun rapport sexuel durant tout ce temps, et même attendre 15 jours après la disparition des symptômes pour repratiquer le coït . Une goutte militaire ancienne exige pour guérir une observation minutieuse des traitements décrits ci-dessus, et aux capsules Granjean on ajoutera une cuillerée à café de « Poudre Dops Alcalinophosphatée » dans un grand verre d’eau matin et soir .

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Afin de se prémunir de gagner une chaude pisse lors de rapports douteux, on peut s’asperger la verge avec de l’ »Eau Astringente »ou même se faire une injection de cette même eau à l’aide du matériel à injection « Granjean » en prenant soin d’enduire les embouts d’une substance onctueuse comme le suif par exemple (de boeuf ou de mouton, celui de porc est peu recommandé) . .

23 mai, 2007 à 15:13 | Commentaires (26) | Permalien


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