Prendre soin des autres

Les Pissements de sang

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Lorsqu’on voit du sang dans l’urine, cela indique presque toujours une maladie sur les voies urinaires , laquelle peut être une simple inflammation, ou un petit échauffement des urines ou une catarrhe aigüe de la vessie si ce n’est de la gravelle .

Il est bon alors d’augmenter l’urine au moyen de tisanes de queue de cerises ou de pariétaires , d’une bonne décoction de reine des prés, d’aigremoine que l’on rendra plus actives en y ajoutant 2 grammes de nitrate de potasse par litre . Mais ne pas mettre infuser de la graine de lin qui elle calme plutôt l’ardeur des urines .

Ces tisanes procureront le bien nécessaire et évacueront les caillots de sang qui pourraient amener une rétention d’urine en formant un bouchon à l’entrée du canal .

Quelque soit la cause qui amène le sang dans l’urine, il est toujours bon d’entretenir le ventre libre, car la constipation augmente tous les maux qui siègent dans cette région .

21 mars, 2007 à 9:07 | Commentaires (0) | Permalien


Les capsules d’Apiol

persilEn Bretagne une coutume veut que l’on fasse prendre aux jeunes filles et aux femmes dont les règles tardent à venir, ont sont douloureuses, de la semence de persil.

Un breton, le Dr Joret, s’est inquiété de savoir si cette pratique avait quelque chose de sérieux. Il se constitua donc, avec son ami le Dr Homolle, une bonne provision de graines de persil et ils firent les expériences nécessaires. Il en résulta que le persil renferme bien une substance active capable d’agir sur les fonctions utérines, surtout pour les réveiller.

Ils s’évertuèrent ensuite à trouver un moyen pour rendre la prise de la graine de persil plus facile. Ils réussirent à isoler la dite substance active, qui possède l’apparence d’une huile qu’ils nommèrent APIOL, mot qui signifie littéralement : graine de persil. Ils enfermèrent cette huile dans des capsules.

On attend le moment où les malaises annonçant la venue des menstrues se font sentir ou le moment présumé de leur arrivée et on prend alors une capsule le matin et une le soir et on continue ainsi le nombre de jours que le sang coule ou devrait couler .On cesse ensuite jusqu’au mois suivant et on recommence de la même manière. Le résultat en général, ne se fait pas attendre.

Mais la préparation de l’APIOL est minutieuse et coûteuse. Aussi certains fabricants de droguerie au rabais et quelques apothicaires malhonnêtes n’ont pas hésité à mettre dans des capsules un liquide huileux qui n’a pas d’autre mérite que de porter faussement le nom d’APIOL. Mais il est aisé de déjouer la fraude. Il suffit d’ouvrir une de ces capsules et d’en laisser tomber le contenu dans un verre d’eau. Si il gagne le fond du verre, c’est de l’APIOL vrai, mais si il nage à la surface, vous êtes en présence d’une contre-façon qu’il faut jeter sans hésiter.

N’acceptez que les flacons portant bien les noms des Drs JORET et HOMOLLE.

 

 

21 mars, 2007 à 8:12 | Commentaires (1) | Permalien


Le Transport au Cerveau

 

 cerveau.jpgcerveau2.jpgSi le transport se fait sans fièvre, il s’agit d’une aliènation .S’il s’accompagne de fièvre, alors il indique que la maladie s’est transportée au cerveau . Le délire fébrile est toujours signe d’une certaine gravité .

Si le délire ne se borne pas à quelques divagations, mais qu’il s’accompagne de gestes désordonnés, de mouvements violents, il faut mettre le lit au milieu de la pièce, afin que le malade ne se frappe pas contre les murs . On l’attachera au besoin, avec un drap passant sur sa poitrine et fixé de chaque côté du lit . On mettra un autre drap au devant des cuisses de la même manière et un autre encore, en cravate celui-là, pour relier les deux . Il faudra aussi fixer les poignets et les cous de pied par des liens solides .

Mais il ne faudra pas abandonner le malade un seul instant, quand bien même il se calmerait, parceque dans le délire, la « lumière » attire les malades . Ils cherchent les fenêtres pour y saisir les objets qu’ils croient y voir et se jettent ainsi par les croisées .Il faut aussi, si possible, ne pas rester seul parceque dans ces moments, les malades acquièrent une force prodigieuse et blessent facilement ceux qui veulent les contenir .

Dans le délire fébrile, faîtes garder au malade la tête froide et les pieds chauds, la gravité dépend du degré de congestion du cerveau .

Maintenez le malade à la diète . Mais si les divagations surviennent encore après un certain nombre de jours de diète complète, on est fondé à attribuer ce délire à l’ »inanition » . Il faut alors réalimenter le malade, doucement avec du bouillon, du lait et de l’eau vineuse .Si le délire diminue c’est que le malade a besoin d’être sustenté encore davantage, alors soutenez le dans cet effort .

Mais méfiez-vous de la folie furieuse qui atteint souvent les gros buveurs d’alcool et qui passe faussement pour un transport au cerveau .

20 mars, 2007 à 9:41 | Commentaires (0) | Permalien


Les Névroses, les Bévues, les Berlues, les vésanies et tout le tintouin

 

FreudCe sont toutes ces maladies sans fièvre, qui, de toute évidence, prennent naissance dans le système nerveux et dans lesquelles il est impossible de découvrir une quelconque altération des organes .

Ainsi, les névroses sont excessivement nombreuses et excessivement variées . Les une sont douloureuses, comme les névralgies, les autres indolentes . Certaines parfois font ressentir des choses malsaines dans les organes de l’accouplement, sans qu’il n’y ait point d’atteinte à cet endroit là .La migraine, la gastralgie, l’asthme, la danse de st Guy, l’épilepsie, les pâmoisons sont des névroses aussi bien que l’hypochondrie, l’hystérie, les hallucinations,etc…

Les névroses sont surtout le fait des personnes nerveuses, impressionnables, surtout lorsque déjà leurs parents en étaient atteints . Mais ces affections ne se seraient pas développées si les personnes prédisposées n’avaient pas eu le sang affaibli et appauvri, parfois de longue date, soit par suite de chagrins, de dépits amoureux,d’ennuis, d’isolement moral, soit par suite de travaux sédentaires, de tension d’esprit, de manque d’activité corporelle .

Suivre avec la constance nécessaire les purgations permettra à la plupart des névrosiques de retrouver la santé ou du moins de l’améliorer considérablement .

Dans les névroses, ce qui étonne le plus l’observateur, c’est que tous les sens sont pervertis . On peut voir parfaitement de jour comme de nuit des objets qui n’existent pas, entendre des bruits sans cause réelle, des paroles que personne n’a prononcées .On peut même éprouver dans les organes internes des sensations qui font croire à la présence d’animaux, ou à des agissements de forces surnaturelles .

Le plus triste c’est que les personnes affectées de névroses n’ont en fait rien d’apparent, leur corps est parfaitement sain. Souvent, elles découragent les médecins .Et pourtant elles souffrent mortellement et sont souvent traitées,ces infortunées, même par leurs meilleurs amis, de malades imaginaires .

18 mars, 2007 à 16:35 | Commentaires (0) | Permalien


De l’entretien des cautères, fonticules, vésicatoires et autres setons

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Le cautère est une petite plaie artificielle établie en vue d’entretenir une suppuration active continue. Il diffère du vésicatoire à demeure qui lui, n’entretient qu’une suppuration superficielle . Le cautère travers la peau et attire l’humeur nocive et opiniâtre des profondeurs .

Pour entretenir le cautère, on place dans la plaie un pois ou un morceau de racine d’iris aussi appelée « pois à cautère » .On prend soin d’attacher le pois avec un fil, ce qui permet le lendemain, de le retirer plus facilement . Si le cautère a tendance à descendre, on colle le fil à la peau avec le pansement et la lourdeur du pois ne fait plus gagner le cautère vers le bas .

Par dessus le cautère, on place un morceau de diachylon ou mieux, une feuille de lierre recouverte d’un linge pour recevoir les humeurs et d’une bande qui maintient le tout en place .Si le cautère est grand on peut y mettre plusieurs pois .

Si le cautère ne »jette » pas assez, il faut graisser le pois avec de la pommade épipastique pour le faire « tirer » . Mais ne jamais graisser la feuille de lierre, ce qui risquerait d’irriter la peau autour du cautère .

Si le cautère est trop douloureux, pansez-le 2 fois par jour et recouvrez-le d’un cataplasme émolient à base de farine de lin, ou de fécule, à défaut de mie de pain, de carottes râpées, de pommes de terres cuites ou même encore d’oignon ordinaire écrasé, d’ail cuit si vous ne craignez pas l’odeur .

Pour supprimer un cautère, un vésicatoire ou un seton, il faut bien se rappeler que ces exutoires doivent être comparés à une porte par laquelle les humeurs sortent du corps . Les supprimer revient à fermer la porte et à faire rentrer les humeurs qui gagneront alors des organes délicats . Le mieux, c’est de purger pour évacuer ces humeurs . Mais n’attendez rien d’une simple purgation de quelques jours répétée 2 à 3 fois par jour .Elle doit être continue jusqu’à ce que le sang soit complètement purifié .Comptez plusieurs semaines voire même des mois parfois .

Nous vous donnons à ce sujet le même conseils qu’aux dartreux : « Si vous n’avez pas le courage de suivre le traitement purgatif assez longtemps, gardez donc la suppuration artificielle qui empêche le sang de s’encombrer d’humeurs qui risquent de vous amener des maladies plus graves .

18 mars, 2007 à 8:36 | Commentaires (1) | Permalien


Ne laissez plus les gourmes vous pourrir la vie

Si d’aventure les gourmes n’occupent pas une grande surface de peau et que par ailleurs la personne se porte bien, surtout s’il n’y a pas de glandes au cou ou sous les mâchoires, alors on peut se dispenser de tout traitement . Rassurez-vous, les gourmes partiront d’elles-mêmes, comme elles sont venues !

Mais si on rencontre des glandes et que les pustules comportent des croûtes épaisses, abondantes, étendues et suintantes parfois, alors il ne faut pas attendre pour traiter .

Mais de grâce, n’administrez aucun remède externe qui risque de faire « rentrer » les gourmes .Seule la purgation régulière suffit pour bien guérir parcequ’elle tarit la source des humeurs et prive les gourmes de nourriture, elles qui sont par définition très gourmandes .

Uniquement l’eau de guimauve épaisse en compresses ou cataplasmes peut être utilisée pour calmer la douleur et aider à détâcher les croûtes quand elles sont très épaisses .

Si les gourmes durent très longtemps, ou se reproduisent après avoir disparu, c’est la preuve qu’elles dépendent d’un tempérament trop prononcé . Alors dans ce cas, il faut compléter la purgation en donnant de l’huile de foie de morue et du sirop antiscorbutique pendant longtemps . C’est par la ténacité que l’on vient à bout des gourmes en usant de purgations répétées .

17 mars, 2007 à 17:24 | Commentaires (2) | Permalien


Etre de bonne ou de mauvaise humeur

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Si l’on pouvait extraire tout le liquide du corps humain, on serait surpris par le fait que le poids des parties liquides l’emporte largement sur celui des parties solides .

Tous ces liquides naturels s’appellent « Humeurs ».

Il y en a de bonnes , comme le sang, la lymphe, qui remplissent des fonctions utiles et nobles, et qui ne sont causes d’aucune maladie .Mais il se peut qu’elles cessent d’être bonnes . On peut ainsi se faire du mauvais sang, de la mauvaise bile . Il en est ainsi des humeurs provenant des intestins . Outre l’atrabile et les glaires pures, on rencontre souvent des mélanges variés de ces deux humeurs perfides . Certaines évacuations ressemblent à du blanc d’oeuf pur, cru ou cuit, et assez moulé . Ce sont des glaires recuites, sortes de raclures des intestins . Parfois trompeuses, elles prennent l’apparence de gelée de pomme .

Les glaires peuvent aussi remonter par la bouche, depuis l’estomac ou les bronches, parfois aussi passer par les oreilles, les narines ou couler par la vessie et l’utérus . Ces substances deviennet alors plus onctueuses, surabondantes . Ce sont des glaires communes, qui prédominent dans les rhumes, les bronchites, les poitrines grasses. On appelle ces écoulements des « fleurs blanches » ou catharres bronchique, nasal, intestinal, utérin, vésical, etc…

La pituite est quant à elle une humeur plus complexe . Elle provient de l’estomac, elle sert normalement à la digestion mais il s’agit parfois de sucs digestifs pas bien ou mal élaborés qui fatiguent l’estomac et l’irritent .

La bile noire, la mauvaise, de couleur jaune ou verte, de saveur amère peut être rendue par le haut ou par le bas, comme un vrai débordement .On l’appelle aussi « débile » quand elle n’est pas glaireuse .

Il y a aussi des humeurs volatiles et gazeuses provenant des poumons et responsables de la mauvaise haleine ou s’évacuant par la peau en lui donnant une odeur particulière .

On pourrait aussi citer les humeurs cancéreuses, tuberculeuses, séreuses, scorfuleuses, du pas ou de la sanie, etc…

Enfin, il y a les scorfules et les écrouelles que l’on cherchait à guérir autrefois en touchant le Roi, ces sont des humeurs belliqueuses froides . Et dans ces maladies, tout le tempérament a besoin d’être transformé pour guérir . La médication purgative est en cela souveraine et nous ne saurions que la proposer, et même engager le malade à la réitérer plusieurs fois .Retenons comme purgation : l’iodure de fer, l’huile de foie de morue, le sirop antiscorbutique, les vins de muscades, le quinium et l’iodure de potassium .

15 mars, 2007 à 15:06 | Commentaires (1) | Permalien


Du bon usage du Sinapisme de Mr RIGOLLOT

Pour préparer un bon sinapisme, il faut: 1 de la moutarde 2 de la farine de graine de lin 3 de l’eau chaude 4 de la toile à cataplasme Mais la farine de moutarde doit être de très bonne qualité, ne pas avoir été trop séchée, ou mélangée avec du son, de la poudre d’os, de la sciure de bois, etc… Monsieur RIGOLLOT, pharmacien de son état, s’est mis asina.jpgu travail pour parfaire l’usage de la moutarde en sinapisme et son invention consiste à fixer sur un papier spécial la farine de moutarde en couche mince .Cette exécution qui parait simple exige une grande rigueur et une graine de moutarde d’une parfaite qualité, finement broyée et débarrassée de son huile visceuse et poisseuse . Les feuilles enduites sont ensuites disposées dans une boîte en fer blanc où elles se conservent très longtemps . Grâce à cette ingénieuse invention, l’application du sinapisme est devenue chose aisée . Il suffit de prendre une feuille de RIGOLLOT et de la fixer sur la peau à l’endroit voulu . Une même feuille de RIGOLLOT peut être déplacée pour augmenter à volonté la surface sinapisée . Le succès du sinapisme RIGOLLOT est singulièrement rapide et son nom est connu dans tout le monde civilisé . Mais hélàs, les faussaires n’ont pas tardé de se mettre à l’oeuvre et ils fabriquent des imitations trompeuses dont il faut se méfier . Exigez les feuilles de sinapisme RIGOLLOT, les vraies, fabriquées au 24 rue Victoria à Paris et reconnaissables à cette particularité : chaque feuille comporte en travers la signature de Mr RIGOLLOT en rouge .

 

11 mars, 2007 à 10:57 | Commentaires (11) | Permalien


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